Bonjour,
Votre employeur a raison sur un point strict mais important à comprendre. Le rendez-vous de liaison est un dispositif facultatif et informel. Il n'est pas obligatoire, il ne relève pas de la médecine du travail et il n'impose ni compte rendu, ni présence d'un représentant du personnel ou d'un professionnel de santé. Juridiquement, l'employeur peut donc refuser vos conditions sans être en infraction.
En revanche, ce que l'employeur ne peut pas faire, c'est vous contraindre à y participer. Vous avez le droit de refuser ce rendez-vous ou d'en demander le report sans que cela constitue une faute. Dans votre contexte précis, avec un burn-out, une rechute, une demande de reconnaissance de maladie professionnelle et un signalement à l'inspection du travail, il est légitime de refuser un entretien non encadré avec le DRH que vous identifiez comme source de pression.
Pour vous protéger, la meilleure stratégie est la suivante. Vous pouvez répondre par écrit que, compte tenu de votre état de santé, de la rechute et des démarches en cours, vous ne souhaitez pas participer à un rendez-vous de liaison à ce stade et que vous privilégiez les échanges dans un cadre médical et légal, notamment via la médecine du travail et les procédures en cours. Cela vous protège et évite toute instrumentalisation de l'entretien.
Concernant la médecine du travail, vous avez bien fait de la saisir. Le seul cadre réellement protecteur est la visite médicale, la pré-reprise ou la reprise, avec avis écrit du médecin. C'est ce document qui s'imposera à l'employeur, pas un rendez-vous de liaison informel.
Sur le fait que votre poste ait été publié et pourvu, c'est un élément très sérieux. Sans même parler de harcèlement, cela peut caractériser une mise à l'écart ou une anticipation fautive de votre éviction. Gardez absolument toutes les preuves, même officieuses, et notez les dates.
Concernant un courrier à la PDG, oui, c'est pertinent, mais avec prudence. Vous avez raison d'éviter les termes accusatoires. Il est préférable d'écrire un courrier factuel, chronologique, sans citer de noms ni utiliser le mot harcèlement. Vous pouvez parler de pressions ressenties, de dégradation de votre état de santé, de rechute, de démarches médicales et administratives en cours, et du fait que vous cherchez aujourd'hui un cadre sécurisé pour envisager une reprise ou une orientation adaptée.
Enfin, ne vous isolez pas juridiquement. Continuez avec l'inspection du travail, la médecine du travail et, si possible, un avocat ou un défenseur syndical. À ce stade, votre priorité est la protection de votre santé et la sécurisation juridique de la suite, pas la participation à un entretien informel sans garanties.
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