Bonjour,
La situation que vous décrivez révèle effectivement plusieurs irrégularités.
Un stage ne peut pas être rompu unilatéralement, oralement et sans respect du cadre prévu par la convention. En principe, la rupture anticipée d'un stage doit être motivée, formalisée par écrit et intervenir après échange entre l'organisme d'accueil, l'établissement d'enseignement et le stagiaire. Le stagiaire doit être informé et mis en mesure de s'expliquer. Une simple décision orale prise par l'hôtel, sans document écrit ni procédure contradictoire, n'est pas conforme aux règles applicables aux stages.
Le fait que cette rupture ait entraîné un préjudice concret est également un élément important : perte de gratification, frais de logement engagés, nécessité de retrouver un stage en urgence, stage non rémunéré et impact sur les périodes de congés. Ces éléments peuvent être pris en compte dans une demande de réparation.
Sur le plan juridique, votre fils peut envisager une action en responsabilité civile contre l'hôtel pour rupture fautive de la convention de stage. Il s'agirait de démontrer la faute (rupture irrégulière), le préjudice subi et le lien entre les deux. Les juridictions civiles, et en pratique le tribunal judiciaire, sont compétentes pour ce type de litige. Le conseil de prud'hommes n'est en revanche pas compétent, le stagiaire n'étant pas un salarié.
L'inspection du travail peut également être alertée, non pour obtenir une indemnisation, mais pour signaler les conditions d'accueil des stagiaires, notamment l'absence de véritable encadrement, la présence d'autres stagiaires ou alternants, et le risque de substitution à des emplois. Dans un établissement hôtelier, et a fortiori un hôtel 5*, ces pratiques sont particulièrement surveillées.
Il est aussi conseillé d'adresser à l'hôtel un courrier recommandé rappelant les manquements constatés (rupture sans respect de la convention, absence d'encadrement, préjudice subi) et sollicitant une indemnisation amiable. Ce courrier permettra de poser un cadre juridique et, le cas échéant, de préparer une action contentieuse.
Concernant l'école, même si elle semble être restée en retrait, elle avait en principe un rôle à jouer dans la gestion de la rupture et dans la protection du stagiaire. Cela peut être mentionné, mais la responsabilité principale demeure celle de l'organisme d'accueil.
En résumé, votre fils dispose de leviers juridiques réels, notamment sur le terrain de la rupture fautive de la convention de stage et du préjudice subi. Une démarche écrite et structurée est la première étape avant toute saisine d'un tribunal.
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Merci Maître vous avez répondu à ma question.
il y a 4 heures
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