Bonsoir
Le fait que la banque ait nié pendant deux ans l'accident du travail alors qu'il avait été reconnu par la CPAM et mentionné dans la lettre de licenciement peut être vu par le juge comme une attitude de mauvaise foi ou de « résistance abusive », surtout si cela a compliqué ou allongé inutilement la procédure.
Le juge reste libre d'apprécier ce comportement : il peut considérer que ce changement tardif de position et ce dépôt de conclusions hors délai ont porté atteinte au débat loyal et, si besoin, écarter certaines pièces arrivées trop tard. Sans aller jusqu'à condamner pour abus de procédure, ce type de comportement peut clairement peser dans la balance pour vous accorder une somme au titre de l'article 700 du code de procédure civile (remboursement de vos frais non pris en charge par les dépens) et, si vous le demandez et justifiez d'un préjudice particulier (perte de temps, frais supplémentaires, aggravation du stress...), éventuellement des dommages-intérêts pour comportement abusif.
Bien à vous
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Xavier DAUSSE
il y a 5 heures
Mais pourquoi ils font ça ?
Quel but ? Alors que tout pourrait se régler à l'amiable .
Je le ressens comme de l acharnement on parle d'un dossier comptable .
Si elle change de stratégie pourquoi ne pas négocier ?
C'est incompréhensible surtout qu'en nous indiquant il ya 3 semaine le service paye j'ai eu espoir .
2 ans de tentatives de négociation et ils changent de stratégie en méprisant mes tentatives ?
il y a 4 heures
Je comprends votre état d'esprit, rationnellement : le prud'homal attend des parties qu'elles agissent de façon loyale et de bonne foi, mais il est aussi tenu de juger le litige au fond : même si la banque change brutalement de stratégie et dépose des conclusions tardives, le juge ne la sanctionnera pas automatiquement, il pourra soit écarter ce qui arrive trop tard s'il estime que cela vous empêche de répondre en temps utile, soit renvoyer l'affaire pour respecter le contradictoire.
Ce type de revirement est souvent une façon, pour l'employeur, de limiter les risques en reconnaissant finalement un point difficile à contester (l'accident du travail) pour se concentrer sur un terrain plus technique (les montants), parfois après avoir compris que le dossier amiable ou judiciaire lui est défavorable.
La mauvaise foi procédurale (manœuvres dilatoires, dissimulation d'éléments essentiels) peut être relevée par le juge, mais en pratique, la « sanction » la plus fréquente est qu'il en tienne compte dans son appréciation globale du dossier et, éventuellement, dans l'allocation de dommages-intérêts ou de frais de procédure si votre préjudice est démontré.
Vous devez rester confiante.
Bien à vous
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Xavier DAUSSE
il y a 4 heures
D'accord Maitre.
Pour finir,
pensez-vous que cela fragilise mon dossier le fait qu'il dépose des conclusions malgré ce que je considère solide de mon point de vue?
Pensez-vous qu'il est encore possible qu'une négociation arrive même si je n'ai plus d'espoir?
Merci beaucoup
il y a 4 heures
Chère Madame,
En synthèse :
Le revirement tardif de la banque, après deux ans de contestation de l'accident du travail pourtant reconnu (CPAM, médecin du travail, employeur, lettre de licenciement), peut être vu par le juge comme une stratégie de défense peu cohérente, mais cela ne suffit pas, en soi, à faire condamner la banque pour "mauvaise foi" ni à entraîner automatiquement une sanction financière spécifique : le juge reste surtout tenu de trancher sur vos droits (primes, congés, RTT, rappels de salaire, dommages‑intérêts).
En revanche, le fait que l'accident soit reconnu renforce votre position sur les protections et indemnités liées à l'accident du travail, et les retards ou refus de paiement peuvent justifier des demandes de rappels de sommes, d'intérêts de retard et, le cas échéant, de dommages‑intérêts pour manquement de l'employeur.
Le dépôt tardif de conclusions peut être relevé par le juge dans son appréciation globale du comportement de la partie adverse, mais l'enjeu principal, pour vous, est surtout de chiffrer précisément tous les droits non réglés et de demander au juge de les condamner à les payer, avec intérêts et éventuellement une indemnité pour le préjudice subi.
Vous devez garder espoir en la justice
Bien à vous
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Votre bien dévoué
Xavier DAUSSE
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