Conclusions partir adverse changement de strategie
Bonjour,
Je reviens vers vous avec un élément nouveau crucial dans mon dossier aux Prud'hommes (92).
Rappel du contexte : Pendant plus de 2 ans, la banque adverse a soutenu que la mention 'Accident du Travail' (AT) était une 'erreur de plume'. Pourtant, l'AT est reconnu par la CPAM, l'employeur ne l'a pas contesté et il a été validé par la médecine du travail, et explicitement cité dans ma lettre de licenciement comme motif de la rupture. De plus, ils ont versé les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) avec 2 mois de retard mais refusent toujours de payer les primes, congés et RTT afférents.
Le revirement :
À 30 jours de l'audience de fond (renvoi court de 3 mois ordonné par le BCO qui a jugé le dossier 'non complexe'),
l'adversaire annonce des conclusions basées sur des chiffres du service paie. Ils sortent donc de la négation du principe de l'AT pour entrer dans un débat de calculs.
Mes questions aux avocats du forum :
1. Risque de procédure : Quel risque ce revirement stratégique fait-il courir à la banque devant le juge ? Peut-on plaider la résistance abusive et la mauvaise foi caractérisée pour avoir maintenu une thèse ('erreur de plume') pendant 2 ans avant de finalement 'sortir la calculatrice' ?
2. Impression du juge : Comment un magistrat perçoit-il une partie qui change radicalement de ligne de défense juste avant la clôture, après avoir fait durer la procédure sur un déni d'évidence ?
De plus ils dépassent de 10 jours la date butoir de dépôt de conclusions ,
3. Sanction financière : Ce comportement peut-il justifier une condamnation plus lourde au titre de l'Article 700 ou de dommages-intérêts distincts pour le préjudice subi par ce retard volontaire ?
Merci d'avance pour votre éclairage sur cette manœuvre de dernière minute."
Merci de vos réponses