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Allocation retour à l'emploi et mise en retraite anticipée pour inaptitude fpt
Sujet (Cloturé) initié par Fabriceil y a 4 mois - 355 vues
Bonjour,
Je me permets de solliciter votre avis concernant ma situation dans le cadre d'une mise à la retraite pour invalidité dans la fonction publique territoriale, avec un enjeu important concernant mon éventuel droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE).
Suite à une dégradation de mon état de santé, mon employeur a engagé une procédure ayant conduit à une expertise médicale. Cette expertise a conclu à une inaptitude absolue et définitive à tout emploi dans la fonction publique.
Dans ce cadre, j'ai été amené à signer un document intitulé « demande de pension d'invalidité CNRACL ». Lors de cette signature, j'ai expressément interrogé mon administration sur la portée de ce document, et il m'a été indiqué à plusieurs reprises qu'il s'agissait d'une formalité administrative sans incidence sur la qualification de ma situation et ne constituant pas une démarche volontaire de ma part.
Or, je viens de recevoir un mail de mon administration indiquant que mon inaptitude aurait été constatée « suite à ma demande et à celle de mon médecin », et que, pour cette raison, je ne pourrais pas prétendre à l'allocation d'aide au retour à l'emploi.
Cette position me semble contestable dans la mesure où :
* la procédure trouve son origine dans mon état de santé et une expertise médicale diligentée par l'employeur, * je n'ai jamais formulé de demande volontaire de départ, * le document signé s'inscrit dans une procédure administrative liée à l'instruction de mon dossier d'invalidité.
Par ailleurs, mon employeur me demande désormais de rédiger une attestation manuscrite sollicitant la mise en liquidation de ma retraite pour invalidité, ce qui renforce mes inquiétudes quant à une possible requalification de ma situation en démarche volontaire.
J'ai également entrepris des démarches auprès de mon médecin afin d'obtenir un écrit précisant qu'elle n'est pas à l'origine d'une demande de mise à la retraite, mais qu'elle est uniquement intervenue dans l'évaluation de mon état de santé.
Mes questions sont les suivantes :
1. La signature d'une « demande de pension d'invalidité CNRACL » peut-elle être interprétée comme une démarche volontaire de départ ? 2. Le fait que la procédure soit issue d'une expertise médicale à l'initiative de l'employeur permet-il de caractériser une perte d'emploi involontaire ? 3. Quels risques présente la rédaction de l'attestation manuscrite demandée par mon employeur ? 4. Quels recours me conseillez-vous d'engager si mon administration maintient cette position ?
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➡️Dans la fonction publique territoriale, le droit à l'ARE dépend surtout d'une question : êtes-vous parti volontairement, ou avez-vous été mis à la retraite d'office pour invalidité ?
➡️La différence est essentielle. Le Conseil d'État considère que seule la mise à la retraite d'office pour invalidité ouvre droit au chômage.
➡️En revanche, si la retraite pour invalidité est demandée par l'agent, elle est regardée comme un départ volontaire, ce qui exclut l'ARE, même en cas d'inaptitude réelle et grave.
➡️La signature d'un formulaire CNRACL peut parfois être discutée, si ce document vous a été présenté comme une simple formalité administrative et non comme une demande de départ.
➡️En revanche, une demande manuscrite de liquidation de retraite irait clairement dans le sens d'un départ à votre initiative.
Elle réduirait donc fortement vos chances d'obtenir l'ARE. Il est préférable de ne pas la rédiger tant que la situation n'est pas clarifiée.
➡️Pour faire reconnaître une perte involontaire d'emploi, il faut que la mise à la retraite résulte d'une décision prise d'office par l'administration, en raison de votre inaptitude, sans demande formelle de votre part.
✅Vous pouvez donc : contester par écrit l'analyse de votre employeur, de préférence par courrier RAR en indiquant que vous n'avez jamais voulu demander vous-même votre retraite et que le formulaire CNRACL vous a été présenté comme une simple formalité ;
demander la communication complète de votre dossier : avis du conseil médical ou de la commission de réforme, échanges avec la CNRACL, projet d'arrêté ;
si un refus d'ARE vous est opposé, ou si l'arrêté mentionne une mise à la retraite « sur demande », former un recours gracieux ou hiérarchique, puis saisir le tribunal administratif ;
➡️vous faire accompagner par un avocat ou un syndicat pour vérifier la qualification exacte de la procédure — mise à la retraite d'office ou sur demande — et mesurer les conséquences financières avant toute déclaration manuscrite.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert : question résolue Xavier DAUSSE
#Meilleure réponseil y a 4 mois
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