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Je travaille dans un supermarché à temps plein en CDI (depuis le mois de novembre dernier). La journée de solidarité a été fixée au lundi de la Pentecôte. J'ai travaillé 7h ce jour là. Mon salaire habituel m'a été versé, mais 7h ont été retirés de mon compteur d'heures. Ce qui me donne l'impression de devoir donc travailler 14h et non 7h. La date du 25/05/26 est bien indiquée comme étant la journée de solidarité sur mon bulletin de salaire.
Ma responsable me répond que je dois encore 7h pour ne pas perdre une journée de salaire. Hors, quand je n'ai pas travaillé sur les autres fériés de l'année, même quand le magasin était ouvert, je n'ai pas perdu de salaire.
Si mon raisonnement est mauvais, pourriez-vous, s'il vous plait, m'expliquer où je me trompe ?
Mon employeur m'impose un cp. puis je, à la place, demander une récupération fractionnée. nota : la demande de rattrapage fractionnée de journée entière
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Pour un salarié à temps plein mensualisé, la journée de solidarité correspond à une journée de travail supplémentaire non rémunérée, dans la limite de 7 heures par an.
Lorsqu'elle est fixée un jour férié précédemment chômé, comme le lundi de Pentecôte, le salarié doit travailler ce jour-là sans percevoir de rémunération supplémentaire. Toutefois, cette journée ne doit pas entraîner une diminution du salaire mensuel habituel.
En application des articles L. 3133-7 et L. 3133-8 du Code du travail, la journée de solidarité ne doit donc donner lieu ni à une rémunération supplémentaire, dans la limite de 7 heures pour un salarié à temps plein, ni à une retenue sur le salaire mensuel habituel.
Concrètement, si vous avez travaillé 7 heures le lundi de Pentecôte au titre de la journée de solidarité, votre employeur doit vous verser votre salaire mensuel habituel. Il ne peut pas, en plus, retirer 7 heures de votre compteur de récupération ou de repos comme si ces heures avaient été prises ou restaient dues.
Le fait que les autres jours fériés chômés soient rémunérés sans retrait d'heures est normal dès lors qu'ils n'ont pas été désignés comme journée de solidarité.
Dans votre situation, si vous avez effectivement travaillé 7 heures le lundi de Pentecôte, que votre salaire mensuel habituel vous a été versé et que, parallèlement, 7 heures ont été retirées de votre compteur ou que votre employeur vous demande d'effectuer 7 heures supplémentaires afin de « ne pas perdre une journée de salaire », cela pourrait revenir à vous faire supporter deux fois la journée de solidarité.
Or, pour un salarié à temps plein, vous ne devez accomplir qu'une seule journée de solidarité par an, soit 7 heures, et non 14 heures.
2/ Les solutions
Dans un premier temps, il est conseillé de vérifier votre bulletin de salaire ainsi que votre compteur d'heures, de récupération ou de repos afin de déterminer précisément :
si les 7 heures travaillées le lundi de Pentecôte ont bien été comptabilisées au titre de la journée de solidarité ; si votre salaire mensuel habituel a été intégralement maintenu ; si 7 heures ont effectivement été retirées de votre compteur ; si votre employeur vous demande d'effectuer 7 heures supplémentaires au même titre.
Vous pouvez ensuite demander, par écrit, à votre employeur ou au service des ressources humaines de vous préciser les modalités d'application de la journée de solidarité dans l'entreprise et de vous expliquer le motif du retrait des 7 heures figurant sur votre compteur.
Si vous avez déjà accompli les 7 heures correspondant à la journée de solidarité, vous pouvez demander la régularisation de votre compteur et contester toute demande visant à vous imposer une seconde période de 7 heures au même titre.
Conservez votre bulletin de salaire, votre relevé d'heures, votre planning, les données de votre compteur ainsi que tous les échanges écrits avec votre employeur.
En l'absence de réponse ou de régularisation, vous pouvez solliciter l'aide des représentants du personnel, du comité social et économique, d'un syndicat ou d'un défenseur syndical. Vous pouvez également demander des renseignements à l'inspection du travail et, si nécessaire, envisager une saisine du conseil de prud'hommes afin d'obtenir la régularisation de votre situation.
Votre bien dévoué,
Xavier DAUSSE
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il y a 3 mois
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