Recours contre mon avocate pour plusieurs manquements
Le 11 août 2026, mon avocate m'informe avoir déposé ce jour une requête au Tribunal administratif "comme convenu".
1ère faute : Je ne lui en ai jamais donné l'autorisation ! D'ailleurs, j'ai manifesté, à plusieurs reprises, que son projet de requête introductive ne me convenait absolument pas. En témoigne mon retour de mail du 16 juillet 2026 : "Je souhaiterais vous demander de ne pas la déposer en l'état." En témoigne aussi mon second retour de mail du 21 juillet 2026 : "Je dois vous faire part de mon désaccord concernant le dépôt de la requête en l'état. Je ne souhaite pas que celle-ci soit déposée dans ces conditions."
2e faute : l'avocate m'a écrit, par mail du 22 juillet 2026, se décharger de ce dossier et que son bâtonnier en était informé. Ce qu'elle a confirmé, par mail du 24 juillet 2026 : "Je suis pour ma part déchargée du dossier." A contrario, la même avocate m'avait confirmé, par mail du 16 juillet 2026 : "Je ne peux pas être déchargée alors que j'ai été désignée au titre de l'aide juridictionnelle."
3e faute : Son objectif était donc probablement de me garder captive, en m'obligeant à demander la condamnation de la partie adverse (Département) à lui verser 1.300€ pour mes frais d'avocat, bien que l'Etat les assumait déjà avec l'AJ (à hauteur de 864€) ! Je lui ai pourtant demandé de retirer ce passage de la requête, par mail du 20 juillet 2026 et du 21 juillet 2026 : "Je vous avais précédemment demandé de retirer la condamnation du Département à verser 1.300€ pour mes frais d'avocat." En vain.
4e faute : Par mail du 20 juillet 2026, j'ai demandé à l'avocate de développer, dans la requête, la question des dommages-intérêts, au titre de tous les préjudices subis (moral, discriminatoire, financier, etc.). L'avocate n'en a rien fait !
5e faute : Par mail du 20 juillet 2026, j'ai précisé à l'avocate que mon intention était surtout d'attaquer le Département au pénal pour discrimination ou rupture d'égalité. Mais par mail du 21 juillet 2026, elle a cherché à se borner à l'annulation d'une décision de l'administration (recours en excès de pouvoir), pour éviter d'engager la responsabilité de l'administration (en ce qui concerne les fautes commises à mon détriment). L'avocate a complètement négligé de me proposer l'envoi d'une demande préalable indemnitaire chiffrée avant la saisine du Tribunal. Par mail du 21 juillet 2026, je lui ai pourtant rappelé mon intention première d'engager la responsabilité du Conseil départemental, pour pouvoir être indemnisée de mes préjudices.
6e faute : Par mail du 20 juillet 2026, j'ai livré mes observations quant au projet de requête introductive, en vue d'étayer mes propos concernant la rupture d'égalité par rapport à l'un de mes proches, et pour que l'avocate use de ce moyen dans la requête. Par retour de mail du 21 juillet 2026, l'avocate a prétexté que les éléments que je lui ai adressés sur mon proche, seraient partiels dès lors qu'il n'y aurait pas les demandes afférentes. Or, je dispose bien des demandes afférentes, mais l'avocate a refusé de s'en servir, et d'abonder à mes arguments. Elle n'avait qu'une hâte : "Je vais donc déposer le recours en l'état."
7e faute : L'avocate n'a eu de cesse de me mettre la pression, bien que je sois sous traitement médical pour dépression, pour mieux expédier le dossier. D'une part, en raison de son départ en vacances me privant d'un mois supplémentaire pour approfondir sereinement mes observations et échanger avec elle sur ce dossier. D'autre part, en dénigrant d'emblée mon recours qui serait, selon elle, voué à l'échec. Alors qu'elle a eu le choix d'accepter mon dossier, lorsque je lui ai soumis, et ce avant même que le BAJ ne la désigne, suite à mon dépôt de demande d'AJ qui était accompagné de sa lettre d'acceptation de mission.
8e faute : Par mail du 11 août 2026, l'avocate comprenant qu'elle ne pourrait pas bâcler mes dossiers, à sa guise, au vu de ma vigilance, quitte à se contenter, même en cas de perte du procès, des 864€ par l'Etat, pour chacun de mes 5 dossiers à l'AJ, elle conclut ainsi : "Au vu du conflit qui nous oppose, je vous précise avoir informé le BAJ du retrait de mes 4 autres accords pour les autres dossiers." Aucun conflit nous oppose, juste une simple divergence d'analyse m'ayant conduite, en toute courtoisie, à lui demander de se retirer sur ce dossier (contre le Département) uniquement. Un dossier ne faisant pas l'autre, mes 4 autres dossiers (contre le Président d'Agglomération, le CCAS, le CMG et son service social, France travail et son médiateur) n'avaient pas à pâtir d'un désaccord sur la stratégie à adopter contre le Département.
9e faute : L'avocate n'a jamais répondu à ma question, posée par mail du 23 juillet 2026, visant à savoir auprès de qui je pourrais contester le refus du bâtonnier de me désigner un avocat de substitution.
Je m'estime très pénalisée par cette mauvaise foi, doublée d'un manque de professionnalisme flagrant.
Je souhaite engager sa responsabilité professionnelle, et demander une sanction disciplinaire.
A quels titres puis-je le faire ? Quels fondements juridiques précis invoquer ? Quels préjudices faire valoir ici ? Et devant quelles juridictions porter l'affaire ?
Merci de vos réponses