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Urgent – rupture contestée de contrat d’apprentissage et manquements de l’employ
Sujet (Cloturé) initié par NFzB5NjQ33MGV3Dil y a 4 mois - 385 vues
Bonjour,
Je souhaite obtenir un avis juridique concernant la rupture de mon contrat d'apprentissage et les manquements de mon employeur.
J'ai signé un contrat d'apprentissage avec un début d'exécution fixé au 26 décembre 2025. Cette date est confirmée par la DPAE effectuée auprès de l'URSSAF, ainsi que par une rémunération versée et déclarée au titre du mois de décembre.
J'ai réellement commencé à être en présentiel de manière régulière à partir du 14 janvier 2026, avec un rythme de présence en entreprise les lundis, mardis et mercredis.
Mon employeur m'a versé environ 220 € pour le mois de décembre, puis environ 679 € en janvier 2026 (paiement partiel). Depuis cette date, je n'ai reçu aucun salaire pour les mois de février, mars et avril 2026, malgré la poursuite de mon activité.
Par ailleurs :
* je n'ai reçu aucun bulletin de paie depuis janvier 2026 ; * mes frais de transport (train, bus, tramway), pourtant transmis avec justificatifs, n'ont jamais été remboursés ; * les salaires ont été déclarés auprès de l'administration fiscale (visible sur mon espace impots.gouv), alors même qu'ils ne m'ont pas été versés.
Le 15 avril 2026, mon employeur m'a adressé un courrier indiquant la rupture de mon contrat d'apprentissage en se fondant sur la période des 45 jours en entreprise (article L6222-18 du Code du travail), sans indemnité ni justification.
Toutefois, au regard de la date de début du contrat (26 décembre 2025), des déclarations effectuées et de la rémunération perçue en décembre, je m'interroge sur la validité de cette rupture au titre de la période d'essai.
Je souhaite savoir :
1. si la rupture du contrat sur ce fondement est juridiquement valable dans ma situation ; 2. quels recours je peux engager (notamment devant le Conseil de prud'hommes) ; 3. si je peux prétendre à des indemnités complémentaires en raison des manquements de l'employeur (salaires impayés, absence de bulletins de paie, préjudice subi) ; 4. quelle stratégie vous recommandez (négociation amiable ou action contentieuse).
Je reste bien entendu disponible pour fournir l'ensemble des documents nécessaires (contrat, DPAE, échanges, relevés, etc.).
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Votre situation appelle une analyse attentive, car elle met en évidence plusieurs irrégularités susceptibles d'être juridiquement contestées.
S'agissant tout d'abord de la rupture de votre contrat d'apprentissage, il convient de rappeler que la période dite des 45 jours prévue à l'article L.6222-18 du Code du travail correspond à 45 jours de présence effective en entreprise, et non à une durée calendaire. Autrement dit, seuls les jours réellement travaillés en entreprise sont pris en compte, à l'exclusion notamment des périodes en centre de formation. Au regard de votre début d'activité effective en présentiel à compter du 14 janvier 2026 et de votre rythme de trois jours par semaine, il est possible que ce seuil des 45 jours n'ait pas été atteint au moment de la rupture intervenue le 15 avril 2026. Dans cette hypothèse, la rupture pourrait être regardée comme irrégulière.
Par ailleurs, la situation que vous décrivez révèle plusieurs manquements de l'employeur. L'absence de paiement des salaires pour plusieurs mois constitue une violation particulièrement grave de ses obligations. À cela s'ajoutent l'absence de remise de bulletins de paie, le non-remboursement des frais de transport pourtant justifiés, ainsi que la déclaration de salaires non versés auprès de l'administration fiscale. Ces éléments sont de nature à caractériser un manquement sérieux susceptible d'engager la responsabilité de l'employeur.
Dans ce contexte, vous disposez de plusieurs recours. Il vous est possible de saisir le Conseil de prud'hommes afin d'obtenir le paiement des salaires dus, la délivrance des bulletins de paie, ainsi que le remboursement des frais engagés. Vous pouvez également contester la rupture du contrat si elle est intervenue en dehors du cadre légal des 45 jours effectifs, et solliciter des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.
S'agissant de la stratégie à adopter, une tentative de résolution amiable peut être envisagée dans un premier temps, notamment par l'envoi d'une mise en demeure formelle. Toutefois, au regard de la gravité et de la multiplicité des manquements, une action contentieuse devant le Conseil de prud'hommes apparaît comme une voie sérieuse et adaptée, y compris en référé pour obtenir rapidement le paiement des salaires.
Enfin, le fait que votre contrat ait été déclaré (DPAE) et qu'une rémunération ait été versée dès le mois de décembre renforce la preuve de l'existence et de la continuité de la relation de travail, ce qui constitue un élément favorable à la défense de vos droits.
Je vous remercie de bien vouloir mentionner que la question est résolue. Bien Cordialement.
#Meilleure réponseil y a 4 mois
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