Bonjour @Cigale
Oui, le juge des enfants peut tenir compte d'une situation nouvelle et revoir les modalités d'accueil initialement prévues. En assistance éducative, il statue toujours en considération de l'intérêt de l'enfant et de sa sécurité.
À ce titre, l'article 375-7 du Code civil prévoit expressément que le juge peut décider des modalités de l'accueil de l'enfant et que, si l'intérêt de l'enfant le nécessite ou en cas de danger, il peut décider de l'anonymat du lieu d'accueil.
Par ailleurs, l'article 375-6 du Code civil permet au juge de modifier ou rapporter ses décisions à tout moment, si des éléments nouveaux le justifient. Une décision prise en août 2025 peut donc être réexaminée si la situation s'est aggravée en mai 2026.
L'assistant familial ne décide pas lui-même du secret du lieu d'accueil. En revanche, l'équipe éducative, le service gardien, l'ASE ou l'établissement peuvent parfaitement alerter le juge des enfants et solliciter une modification des modalités d'accueil, notamment si la sécurité des enfants ou de la famille d'accueil est en cause.
Il faut cependant que le danger soit objectivé : menaces, passages au domicile, violences, pression familiale, risque d'enlèvement, révélations nouvelles, certificats, rapports éducatifs, notes d'incident. Le juge ne statue pas sur une simple inquiétude, mais sur des éléments précis.
Concernant la rupture de votre période d'essai, elle peut en principe intervenir plus librement qu'un licenciement classique. Toutefois, elle ne doit pas être détournée de son objet. Si la rupture est intervenue parce que vous avez signalé un risque sérieux pour la sécurité des enfants ou demandé une mesure de protection, elle pourrait être discutée comme abusive, selon les preuves disponibles.
Demandez par écrit au service les raisons précises pour lesquelles le secret du lieu d'accueil n'a pas été sollicité, alors même que cette hypothèse a été évoquée par les professionnels. Il faut éviter que tout reste oral.
Conservez tous les éléments établissant que vous avez alerté sur un risque de sécurité : mails, SMS, comptes rendus, convocations, propos tenus, calendrier des échanges et identité des interlocuteurs.
Enfin, si la rupture de période d'essai vous paraît liée à votre insistance sur la sécurité, sollicitez rapidement un avocat ou une organisation professionnelle d'assistants familiaux. La contestation dépendra de la preuve du lien entre votre alerte légitime et la décision de mettre fin à votre contrat.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est à dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Selon ce qui vous sera utile et nécessaire, vous pouvez également prendre attache avec mon cabinet afin que nous puissions approfondir ce dossier ensemble.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 1 mois
Merci pour votre réponse.
En effet, j'ai écris un mail le 23/04 concernant la sécurité des enfants et la mienne. J'ai été reçue dans le bureau de la responsable le 27/04 et elle a mit fin à ma période d'essai ce même jour. J'ai un mail de sa part qui dit qu'elle a compris que mon objectif était d'être sécurisée pour offrir un cadre sécurisant aux enfants mais que la collectivité ne peut exiger d'un magistrat un placement au secret si celui-çi ne l'a pas jugée nécessaire. La situation de départ date d'août 2025 et nous sommes en mai 2026. C'est l'équipe de professionnel qui est très inquiète de la façon dont vont réagir les parents au placement.
il y a 1 mois
Est ce que l'ase peut faire remonter au juge tous les éléments et inquiètude dont ils m ont fait part afin que celui ci prenne une décision en connaissance de cause??
Le juge aurait décidé si oui ou non il mettait mon lieu d'accueil sous le secret.
C'est sur ce point précis que je me questionne et que rien n'a été fait!
Pourquoi des professionnels soulèvent des inquiètudes , des dangers , disent qu'ils vont devoir y réfléchir et ne font rien??
Je débute dans ce métier et on veut me faire travailler dans de mauvaises conditions, c'est la dessus que je ne suis pas d'accord!
il y a 1 mois
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