Bonjour Maitre,
Merci de votre réactivité et cette réponse très claire ?
Une dernière question, est -ce que je suis toujours dans l'obligation de fournir un contrat en lien avec mes études ?sachant que j'ai un master, et que le tribunal ont jugé que l'inadéquation emploi études ne constitue pas un motif de rejet.
Et la mise en demeure, je dois la faire comment et doit contenir quoi comme éléments, si vous pouvez me renseigner s'il vous plait ?
Et qu'est ce que vous me conseillez de faire dans mon cas particulier pour avoir finalement ma carte ? Ca tourne en rond, et le délai court.
Et une dernière précision, le jugement ordonne un réexamen, donc on est d'accord qu'il s'agit d'un réexamen initial même si le mot initial n'est pas employé dans le jugement ?
Merci encore une fois Maitre
Vous n'êtes plus obligé de fournir un contrat en lien direct avec vos études, surtout si le tribunal a jugé que ce motif n'est pas un refus valable. Pour la mise en demeure, envoyez une lettre recommandée à la préfecture demandant une décision dans un délai précis (par exemple 15 jours), en rappelant la loi et le délai légal de réponse, et en indiquant que sans réponse vous saisiriez le tribunal administratif. Pour votre situation, il est conseillé de déposer un recours en référé suspension auprès du tribunal administratif afin d'obtenir une décision rapide. Merci de valider ma réponse
Bonjour Maitre,
Merci de votre réponse, le tribunal n'ont pas dit explicitement que ce n'est pas un refus valable, mais ils ont juste que le préfet s'est appuyé sur le CESEDA et a ignoré l'accord franco marocain, d'où l'erreur de droit.
Qu'est -ce que vous me conseillez dans ce cas la ?
Bonjour
Merci pour cette précision importante. Et en effet, votre lecture est juste : le tribunal n'a pas jugé le refus comme injustifié sur le fond, mais a relevé une erreur de droit, en ce que le préfet n'a pas examiné votre demande au regard de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, ce qui était pourtant une obligation.
Cela signifie que le contenu de votre dossier initial en 2022 reste juridiquement valable ;
La préfecture n'a pas le droit de vous imposer une nouvelle analyse sur la base de critères actuels ou différents (type CESEDA ou documents mis à jour) ;
Le réexamen ordonné par le tribunal vise bien votre dossier tel qu'il avait été présenté initialement, même si le mot "initial" n'apparaît pas dans le jugement — c'est implicite dans le raisonnement.
Ce que je vous conseille
Rédiger une mise en demeure sérieuse et motivée
Elle doit rappeler que le jugement du 10 avril enjoint le préfet à réexaminer votre dossier dans les conditions prévues par l'accord franco-marocain, sur la base des éléments de 2022.
Elle doit rejeter la demande de nouveaux justificatifs comme contraires à la décision du juge.
Elle doit fixer un délai (par exemple 15 jours) pour régulariser votre situation, sous peine de référé.
Préparer un recours en référé-exécution
Dès le 10 juin 2025, vous êtes en droit de le déposer si la préfecture ne respecte pas le jugement.
S'il y a une urgence manifeste (risque de perte de votre statut, impossibilité de signer un contrat, etc.), envisagez aussi un référé-liberté ou référé-suspension, selon les arguments à disposition.
Ne cherchez pas à reconstruire un nouveau dossier
Restez ferme sur le périmètre du dossier tel que validé implicitement par le tribunal.
Ne vous laissez pas entraîner vers une logique "nouvelle demande" : cela fragilise votre position et permettrait à la préfecture de repartir de zéro.
Valorisez l'opportunité de contrat même court
Un contrat de 5 mois n'est pas bloquant pour un droit au séjour, surtout sous l'accord bilatéral franco-marocain.
En cas de difficulté à obtenir rapidement l'autorisation de travail, mentionnez clairement que le blocage résulte d'une mauvaise exécution initiale de la préfecture, ce qui cause un préjudice administratif.
Merci d'indiquer la question comme résolue en cliquant sur le BOUTON VERT
Bonsoir,
Votre situation est complexe et frustrante, car la préfecture semble ne pas appliquer correctement la décision du tribunal.
La préfecture est-elle en droit d'exiger de nouveaux documents ?
Non, la préfecture n'est pas en droit d'exiger de nouveaux documents (comme un nouveau contrat et une nouvelle autorisation de travail) si l'injonction du tribunal portait sur le réexamen de votre demande initiale sur la base des éléments déjà fournis.
Le tribunal a annulé l'arrêté initial pour erreur de droit, spécifiquement parce que la préfecture n'a pas examiné votre dossier au regard de l'Accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Cela signifie que le réexamen doit se faire sur les éléments qui existaient au moment de votre demande initiale et de la décision annulée, en appliquant correctement l'accord. Exiger de nouveaux documents ou une nouvelle autorisation de travail pour une demande annulée est une interprétation erronée, voire une violation, de l'injonction du tribunal. L'agent ne peut pas ignorer l'injonction sous prétexte qu'il "ne comprend pas" l'accord.
Est-ce pertinent de saisir le juge du référé-exécution malgré les réticences de votre avocat ?
Oui, cela peut être pertinent et même nécessaire si la préfecture ne respecte pas l'injonction du tribunal.
Un référé-exécution a pour but de contraindre l'administration à exécuter un jugement qu'elle n'applique pas ou applique mal. Votre avocat a peut-être des raisons (coût, délai, complexité) de vous le déconseiller, mais face à l'obstruction de la préfecture, c'est l'outil juridique le plus puissant pour faire valoir vos droits. La position de la préfecture, qui exige de nouveaux documents et menace de classer le dossier, ressemble à une inexécution ou à une exécution partielle du jugement. Le juge pourrait alors fixer un délai pour la bonne exécution et assortir sa décision d'une astreinte (pénalité financière par jour de retard) contre l'État.
Une mise en demeure serait-elle suffisante dans l'immédiat ?
Non, une simple mise en demeure ne sera probablement pas suffisante dans l'immédiat pour contraindre la préfecture à réexaminer correctement votre dossier.
Vous avez déjà une décision de justice en votre faveur. Une mise en demeure est une étape préalable utile avant un recours, mais ici, le tribunal a déjà tranché. Face à l'inertie ou la mauvaise foi de l'administration suite à une décision de justice, la mise en demeure risque d'être ignorée, comme cela semble être le cas avec les appels et courriers dans votre situation précédente. Le référé-exécution est l'outil approprié pour faire appliquer le jugement.
Est-ce qu'un contrat de moins de 5 mois pourrait suffire pour obtenir un titre de séjour salarié ?
Un contrat de moins de 5 mois est très risqué et généralement insuffisant pour obtenir un titre de séjour "salarié" ou "travailleur temporaire".
Critère de stabilité : L'administration recherche des preuves de stabilité de l'emploi pour accorder un titre de séjour. Un CDD de si courte durée, surtout après une période de chômage, ne répond généralement pas à ce critère de stabilité et de pérennité des ressources.
Accord franco-marocain : Même si l'accord franco-marocain offre des facilitations, les autorités continuent d'apprécier la durée du contrat et la nature stable de l'emploi. Un contrat de moins de six mois est rarement considéré comme suffisant pour délivrer un titre de séjour d'un an ou plus.
Résumé de la situation et conseils :
Vous êtes dans une situation où la préfecture semble ne pas respecter une décision de justice claire. Le temps joue contre vous à cause du délai fixé au 26 juillet.
Recontactez urgemment votre avocat : Expliquez-lui l'urgence de la situation et le risque de classement du dossier. Insistez sur le fait que la préfecture n'applique pas le jugement. Le référé-exécution est un recours pour faire appliquer le jugement, non pour le remettre en question.
Saisissez le juge du référé-exécution : C'est le moyen le plus efficace de forcer la préfecture à réexaminer votre dossier sur la base des éléments initiaux et en appliquant l'accord franco-marocain, sans exiger de nouveaux documents non pertinents pour ce réexamen.
L'ancien employeur et le nouveau contrat : Tentez de maintenir le contact avec votre ancien employeur et de documenter leur volonté de vous embaucher. Cependant, un contrat de moins de 5 mois est une solution très précaire pour le titre de séjour. La priorité est de faire appliquer le jugement pour une régularisation sur la base de votre situation d'origine.
Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
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