Je vous remercie pour votre réponse très complète maître. Vraiment merci.
Compte tenu du fait que je souhaite ne pas rester inactif et trouver un autre emploi (il faut bien subvenir aux besoins de la famille) est-ce que ce serait préjudiciable le dossier de harcèlement moral dont j'ai fait l'objet, si je n'étais en arrêt que jusqu'à la fin du préavis (donc fin du présent contrat de travail?
Si vous reprenez une activité avant la fin de votre arrêt ou juste après, cela ne remet pas en cause automatiquement votre dossier de harcèlement moral, à condition que votre nouvelle situation ne contredise pas médicalement les éléments que vous avez avancés.
Les points à garder à l'esprit :
* Si vous êtes encore en arrêt maladie, vous ne pouvez pas travailler pour un autre employeur sauf autorisation médicale et de la CPAM, sous peine de sanctions.
* Reprendre un emploi juste après la fin de votre préavis n'annule pas vos droits à agir pour harcèlement moral, mais l'employeur adverse pourrait tenter de dire que votre état n'était pas aussi grave que vous le prétendiez.
* Il est donc important d'avoir un suivi médical et, si possible, un certificat qui précise que votre état permet une reprise d'activité sans remettre en cause le lien avec le harcèlement subi.
En résumé, ce n'est pas en soi préjudiciable, mais il faut que la reprise soit cohérente avec vos déclarations et justifiée médicalement.
Merci d'indiquer que ma réponse est résolue si cela vous convient.
Votre démarche est tout à fait légitime et montre votre volonté de vous en sortir. Il est normal de vouloir aller de l'avant, surtout avec des responsabilités familiales.
Non, ce ne serait pas préjudiciable
Le fait de ne pas prolonger votre arrêt de travail au-delà de la fin de votre préavis ne sera pas préjudiciable à votre dossier de harcèlement moral. Bien au contraire.
L'arrêt de travail a joué son rôle : L'arrêt maladie a servi à constater les effets du harcèlement sur votre santé et a été recommandé par les professionnels de santé. Cet élément est déjà une preuve solide dans votre dossier. L'objectif de l'arrêt n'est pas d'être maintenu indéfiniment, mais de vous protéger au moment où la situation était la plus difficile.
La recherche d'emploi est un signe positif : Votre souhait de retrouver un emploi est un signal fort et positif. Il démontre que vous êtes une personne motivée, désireuse de reprendre une activité professionnelle, et que vous ne restez pas "bloqué" sur la situation passée.
La santé d'abord : Si vous vous sentez mieux et apte à reprendre une activité professionnelle, c'est ce qui compte le plus. Le harcèlement est une épreuve et le fait de pouvoir passer à autre chose est une victoire.
Ce que vous devez faire
Concentrez-vous sur le nouvel emploi : Votre priorité est de trouver un nouveau travail qui vous convienne. Le fait d'être en recherche active et d'avoir un nouveau contrat vous permettra de subvenir aux besoins de votre famille et de tourner la page sur cette mauvaise expérience.
Continuez à préparer votre dossier juridique : La recherche d'un emploi et la procédure judiciaire sont deux choses distinctes. Même si vous travaillez ailleurs, vous devez poursuivre vos démarches pour faire valoir vos droits concernant le harcèlement moral.
Restez en contact avec un avocat : Un avocat spécialisé en droit du travail est votre meilleur allié. Il pourra vous conseiller sur la meilleure stratégie à adopter et vous aider à constituer un dossier solide pour le Conseil de prud'hommes.
En conclusion, la prolongation de votre arrêt de travail n'est pas une obligation pour votre dossier. Le fait de retrouver rapidement un emploi ne fera pas de tort à votre affaire de harcèlement moral, bien au contraire.
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Merci pour votre retour maître
Bonjour, je vous remercie pour votre retour,
J'ai pensé à l'inaptitude mais vu que leur licenciement intervient avant l'aboutissement de la démarche auprès de la medecine du travail on ne pourra plus l'envisager.
Par ailleurs le harcèlement a été signalé depuis plusieurs mois aux RH. A l'origine c'est un supérieur (un manager-superviseur) qui est à la manœuvre. d'autres collègues impactés par l'ambiance négative ont décidé d'entamer une démarche collective afin d'attirer l'attention des RH sur ces faits. Ils m'ont associés à la démarche. En réponse les RH ont dit mener une enquête interne et nous ont entendu individuellement. J'ai répété les mêmes faits dont j'ai fait l'objet et qui sont constitutifs de harcèlement. Ils ont voulu dénaturer mes propos et méconnaissant le harcèlement. Le manager n'a même pas été inquiété. Nous avons pas eu de retour de leur enquête si ce n'est deux avertissements pour mes collègues et une convocation à entretien préalable pour moi à la suite duquel ils m'ont notifié un licenciement.
Bonjour,
C'est bien dommage qu'on ait à subir tout cela. Leur enquête interne était un simulacre. Ils ont toujours pris son parti toutes les fois où j'ai essayé de leur expliquer les agissements de ce manager.
Les avertissements pour les collègues portent sur des oublis en général pour des faits passés (je pense que c'est juste une intimidation). Je souligne que moi je n'ai jamais reçu d'avertissement pour une quelconque raison, j'ai toujours travaillé consciencieusement contrairement à mes collègues qui chacun a déjà prêt de 3 ou 4 avertissements. J'étais simplement la tête à abattre et n'ayant pu me faire démissionner ils se sont résolus à me licencier sans vergogne.
Merci, bon courage à vous aussi.