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Sujet (Cloturé) initié par citanil y a 1 mois - 2282 vues
Bonjour, une interdiction de contact avec mes enfants a été ajoutée en mesure de mon sursis probatoire. Je souhaite revenir dessus et la JAP m'a informé que cela était possible. Mon ex-conjointe n'y serait pas défavorable mais suivra la justice à la lettre pour les protéger, ce que je comprends. Le problème étant que j'ai absolument tout perdu travail: , emploi, logement. Je suis extrêmement isolé et sans le moteur que mes enfants représentent, j'éprouve de grandes difficultés à entreprendre ce qui pourrait me rouvrir la voie vers eux à la fin. Je ne veux pas que mes enfants regardent en arrière et se disent que j'ai abandonné. Je pense à eux chaque jour mais je suis découragé par leur absence. Je n'ai plus de but à poursuivre. Il faut que je casse ce cercle vicieux. De simples coups de fil suffiraient à me donner la force qui me manque parfois pour entreprendre ce qui doit être fait pour qu'ils retrouvent le père équilibré qu'ils méritent. Que puis-je faire ? petite précision Je suis sorti le 26 mars 2026, l'interdiction est effective jusqu'en mars 2028.
Merci de vos réponses
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Au regard des éléments que vous exposez, une interdiction de contact prononcée dans le cadre d'un sursis probatoire ou d'une autre mesure pénale n'est pas nécessairement définitive. Il est possible, sous certaines conditions, d'en demander la modification lorsque votre situation a évolué favorablement.
1/ Le droit
Lorsqu'une juridiction pénale prononce une interdiction de contact, celle-ci s'impose tant qu'elle n'a pas été modifiée ou levée par l'autorité judiciaire compétente.
Si cette interdiction est liée à un sursis probatoire, c'est en principe le juge de l'application des peines (JAP) qui est compétent pour examiner une demande de modification des obligations qui vous sont imposées.
Le JAP peut, après avoir étudié votre situation, décider :
de maintenir les interdictions existantes ; de les aménager ; ou, lorsque les conditions sont réunies, de les lever totalement ou partiellement.
Sa décision repose sur plusieurs critères.
Le juge appréciera notamment :
votre comportement depuis la condamnation ; le respect des obligations qui vous ont été imposées ; l'absence de nouveaux faits ou incidents ; votre évolution personnelle ; votre implication dans un suivi médical, psychologique ou socio-éducatif ; ainsi que les garanties que vous présentez pour éviter toute réitération.
Lorsque des enfants sont concernés, leur intérêt supérieur demeure le critère essentiel.
Même si une évolution favorable de votre situation est constatée, le juge vérifiera que l'assouplissement demandé est compatible avec leur sécurité, leur équilibre et leur bien-être.
Le fait que l'autre parent ne s'oppose pas à une reprise progressive des relations peut constituer un élément favorable, sans pour autant lier le juge.
2/ Les solutions
Si vous souhaitez obtenir une évolution de votre situation, il est recommandé de saisir officiellement le juge de l'application des peines.
Cette démarche est généralement plus efficace lorsqu'elle est préparée avec l'aide :
d'un avocat ; ou, selon votre situation, du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) qui assure votre suivi.
Votre demande devra expliquer de manière précise les changements intervenus depuis votre condamnation.
Il est notamment utile de mettre en avant :
le respect de toutes les obligations qui vous ont été imposées ; votre engagement dans un suivi médical, psychologique ou thérapeutique ; l'absence de nouveaux incidents ; vos efforts de réinsertion ; votre situation professionnelle actuelle ou vos démarches de recherche d'emploi ; ainsi que la stabilité de votre logement et de votre environnement personnel.
Il est également important de préciser concrètement ce que vous sollicitez.
Vous pouvez, par exemple, demander dans un premier temps :
l'autorisation d'échanger des lettres ou des courriels avec vos enfants ; des appels téléphoniques réguliers ; puis, lorsque la situation le permettra, des rencontres encadrées dans un espace de rencontre ou selon toute autre modalité sécurisée.
Si votre ex-conjointe est favorable à une reprise progressive des liens, un courrier écrit de sa part exprimant cette position pourra utilement être versé au dossier, même si le juge conservera son entière liberté d'appréciation.
Enfin, continuez à démontrer, par des éléments concrets, votre volonté de construire un environnement stable et sécurisant pour vos enfants. Plus votre évolution personnelle sera objectivement documentée, plus le juge disposera d'éléments lui permettant d'apprécier favorablement une éventuelle demande d'assouplissement des mesures actuellement en vigueur.
Votre bien dévoué,
Xavier DAUSSE
Merci de cliquer sur le bouton vert « Question résolue » si cette réponse vous a été utile.
#Meilleure réponseil y a 1 mois
citan
Merci, vous avez répondu à ma question.Ces éléments étaient déjà à ma connaissance, il me faut préciser deux-trois points. À ma sortie de détention, j'ai dû déménager plutôt loin, chez ma mère qui m'héberge en zone rurale. J'ai perdu de fait mon travail (la situation concernant mon licenciement est en cours) mais aussi mon véhicule. Malgré mes efforts, il faut bien admettre que ma réinsertion s'annonce très compliquée. Je suis suivi et très assidu et volontaire, mais le bilan général et objectif n'est pas brillant. Pour retoquer cette interdiction, je ne souhaite évidemment pas un retour total de mon droit de visite et de garde, n'étant pas en mesure de l'assumer convenablement. Un retour progressif tel que des visites médiatisées ou des coups de fil réguliers, par contre, me semble être raisonnable. Je ne peux demander une lettre à mon ex-conjointe que par un tiers pour des raisons évidentes et je doute qu'elle souhaite s'impliquer, être favorable n'est pas forcément synonyme de soutien. Il est évident qu'il va me falloir un avocat tant pour cette interdiction que plus tard pour revoir mon droit de visite si un accord amiable n'est pas possible (le divorce statuant que les droits de visite et de garde se passeront à l'amiable avec des mesures à défaut) ainsi que mon autorité parentale déchue.
il y a 1 mois
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