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RésoluBonjour un propriétaire peut il m'expulser pendant que je suis en attente de chômage maladie?
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Chère Madame, Cher Monsieur,
Votre question est légitime.
Le chômage ou l'arrêt maladie ne vous protègent pas automatiquement contre une expulsion. En revanche, votre propriétaire ne peut pas vous expulser lui-même ni changer la serrure. Une expulsion forcée nécessite une décision de justice, puis un commandement de quitter les lieux (Article L411-1 du Code des procédures civiles d'exécution).
Si vous avez des loyers impayés, le bailleur peut engager une procédure même si vous êtes malade ou en attente d'allocations. Pour un bail d'habitation, la clause résolutoire ne produit en principe effet qu'après un commandement de payer resté infructueux pendant six semaines. Vous pouvez ensuite demander au juge des délais de paiement pouvant aller jusqu'à trois ans, mais il faut notamment avoir repris le paiement intégral du loyer courant avant l'audience et démontrer que la dette peut être apurée. Des difficultés de santé ou de chômage peuvent être prises en compte, mais elles ne suffisent pas seules à empêcher l'expulsion.
L'expulsion forcée est en principe suspendue pendant la trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars, sauf exceptions. À compter d'aujourd'hui, la prochaine période concernée sera donc du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027. Vous devriez immédiatement prévenir le bailleur par écrit de votre situation, verser ce que vous pouvez en priorité au titre du loyer courant, demander un échéancier et contacter une assistante sociale ou le FSL.
Si vous avez reçu un commandement de payer, une assignation ou un commandement de quitter les lieux, revenez vers moi pour que je puisse vous accompagner.
Votre question est légitime.
Le chômage ou l'arrêt maladie ne vous protègent pas automatiquement contre une expulsion. En revanche, votre propriétaire ne peut pas vous expulser lui-même ni changer la serrure. Une expulsion forcée nécessite une décision de justice, puis un commandement de quitter les lieux (Article L411-1 du Code des procédures civiles d'exécution).
Si vous avez des loyers impayés, le bailleur peut engager une procédure même si vous êtes malade ou en attente d'allocations. Pour un bail d'habitation, la clause résolutoire ne produit en principe effet qu'après un commandement de payer resté infructueux pendant six semaines. Vous pouvez ensuite demander au juge des délais de paiement pouvant aller jusqu'à trois ans, mais il faut notamment avoir repris le paiement intégral du loyer courant avant l'audience et démontrer que la dette peut être apurée. Des difficultés de santé ou de chômage peuvent être prises en compte, mais elles ne suffisent pas seules à empêcher l'expulsion.
L'expulsion forcée est en principe suspendue pendant la trêve hivernale, du 1er novembre au 31 mars, sauf exceptions. À compter d'aujourd'hui, la prochaine période concernée sera donc du 1er novembre 2026 au 31 mars 2027. Vous devriez immédiatement prévenir le bailleur par écrit de votre situation, verser ce que vous pouvez en priorité au titre du loyer courant, demander un échéancier et contacter une assistante sociale ou le FSL.
Si vous avez reçu un commandement de payer, une assignation ou un commandement de quitter les lieux, revenez vers moi pour que je puisse vous accompagner.
il y a 9 jours
Maître CHRISTOPHE MARTIN LAVIOLETTE
ContacterAvocat au barreau de Paris
8 avocats recommandent
147 questions résolues
1 publications
Bonjour,
Votre bailleur ne peut pas vous expulser de sa propre initiative. L'expulsion suppose une décision de justice exécutoire et l'intervention d'un commissaire de justice. Une expulsion sans titre exécutoire est une voie de fait, pénalement sanctionnée (article L. 411-1 du code des procédures civiles d'exécution).
En cas d'impayés, la clause résolutoire ne joue qu'après un commandement de payer délivré par commissaire de justice, qui mentionne la possibilité de saisir le fonds de solidarité pour le logement et de demander des délais (article 24, I, de la loi du 6 juillet 1989). Ce commandement ouvre six semaines pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 29 juillet 2023, et deux mois pour les baux antérieurs.
À défaut de règlement, le bailleur doit vous assigner devant le juge des contentieux de la protection. Présentez-vous à l'audience. Le juge peut accorder des délais de paiement jusqu'à trois ans et suspendre les effets de la clause résolutoire si vous êtes en mesure d'apurer la dette et si vous avez repris le paiement du loyer courant (article 24, V et VII). Le plan respecté, la résiliation est réputée n'avoir jamais eu lieu.
Même après jugement, un commandement de quitter les lieux doit vous être signifié et ouvre un délai de deux mois, et toute expulsion est suspendue du 1er novembre au 31 mars (articles L. 412-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution). Saisissez sans attendre le fonds de solidarité pour le logement.
Merci de renseigner la rubrique question résolue.
Cordialement,
Les présentes observations constituent un avis juridique général, formulé sous toutes réserves et au seul vu des éléments portés à notre connaissance. Elles ne sauraient tenir lieu de consultation personnalisée.
Avant toute démarche susceptible d'affecter vos droits, nous vous recommandons de vous rapprocher d'un avocat, qui pourra examiner votre dossier sur pièces et vous délivrer une analyse adaptée à votre situation.
Votre bailleur ne peut pas vous expulser de sa propre initiative. L'expulsion suppose une décision de justice exécutoire et l'intervention d'un commissaire de justice. Une expulsion sans titre exécutoire est une voie de fait, pénalement sanctionnée (article L. 411-1 du code des procédures civiles d'exécution).
En cas d'impayés, la clause résolutoire ne joue qu'après un commandement de payer délivré par commissaire de justice, qui mentionne la possibilité de saisir le fonds de solidarité pour le logement et de demander des délais (article 24, I, de la loi du 6 juillet 1989). Ce commandement ouvre six semaines pour les baux conclus ou renouvelés depuis le 29 juillet 2023, et deux mois pour les baux antérieurs.
À défaut de règlement, le bailleur doit vous assigner devant le juge des contentieux de la protection. Présentez-vous à l'audience. Le juge peut accorder des délais de paiement jusqu'à trois ans et suspendre les effets de la clause résolutoire si vous êtes en mesure d'apurer la dette et si vous avez repris le paiement du loyer courant (article 24, V et VII). Le plan respecté, la résiliation est réputée n'avoir jamais eu lieu.
Même après jugement, un commandement de quitter les lieux doit vous être signifié et ouvre un délai de deux mois, et toute expulsion est suspendue du 1er novembre au 31 mars (articles L. 412-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution). Saisissez sans attendre le fonds de solidarité pour le logement.
Merci de renseigner la rubrique question résolue.
Cordialement,
Les présentes observations constituent un avis juridique général, formulé sous toutes réserves et au seul vu des éléments portés à notre connaissance. Elles ne sauraient tenir lieu de consultation personnalisée.
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il y a 4 jours
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Maître CHRISTOPHE MARTIN LAVIOLETTE
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Bonjour Madame,
Non. Aucune expulsion d'un logement ne peut intervenir sans décision de justice ou titre exécutoire (article L. 411-1 du code des procédures civiles d'exécution). Un propriétaire qui ferait partir un occupant par la contrainte, la menace ou en changeant les serrures commettrait un délit puni de trois ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende (article 226-4-2 du code pénal).
En cas d'impayés, la procédure commence par un commandement de payer délivré par commissaire de justice, qui ouvre un délai de six semaines pour régler l'arriéré (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). Passé ce délai, le bailleur doit saisir le juge des contentieux de la protection. Vous pourrez y solliciter des délais de paiement sur le fondement de l'article 1343-5 du code civil, la clause résolutoire étant alors suspendue tant que l'échéancier est respecté.
Si l'expulsion est ordonnée, un commandement de quitter les lieux doit encore être délivré et ouvre un nouveau délai de deux mois (article L. 412-1 du même code). Du 1er novembre au 31 mars, la trêve hivernale interdit l'exécution (article L. 412-6).
L'attente de vos indemnités ne suspend pas la procédure, mais le juge en tient compte pour accorder des délais. Saisissez sans attendre la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives et le fonds de solidarité pour le logement de votre département.
Si une assignation vous a déjà été délivrée, l'assistance d'un avocat est vivement recommandée pour présenter votre demande de délais.
Merci de renseigner la rubrique question résolue.
Cordialement,
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Avant toute démarche susceptible d'affecter vos droits, nous vous recommandons de vous rapprocher d'un avocat, qui pourra examiner votre dossier sur pièces et vous délivrer une analyse adaptée à votre situation.
Non. Aucune expulsion d'un logement ne peut intervenir sans décision de justice ou titre exécutoire (article L. 411-1 du code des procédures civiles d'exécution). Un propriétaire qui ferait partir un occupant par la contrainte, la menace ou en changeant les serrures commettrait un délit puni de trois ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende (article 226-4-2 du code pénal).
En cas d'impayés, la procédure commence par un commandement de payer délivré par commissaire de justice, qui ouvre un délai de six semaines pour régler l'arriéré (article 24 de la loi du 6 juillet 1989). Passé ce délai, le bailleur doit saisir le juge des contentieux de la protection. Vous pourrez y solliciter des délais de paiement sur le fondement de l'article 1343-5 du code civil, la clause résolutoire étant alors suspendue tant que l'échéancier est respecté.
Si l'expulsion est ordonnée, un commandement de quitter les lieux doit encore être délivré et ouvre un nouveau délai de deux mois (article L. 412-1 du même code). Du 1er novembre au 31 mars, la trêve hivernale interdit l'exécution (article L. 412-6).
L'attente de vos indemnités ne suspend pas la procédure, mais le juge en tient compte pour accorder des délais. Saisissez sans attendre la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives et le fonds de solidarité pour le logement de votre département.
Si une assignation vous a déjà été délivrée, l'assistance d'un avocat est vivement recommandée pour présenter votre demande de délais.
Merci de renseigner la rubrique question résolue.
Cordialement,
Les présentes observations constituent un avis juridique général, formulé sous toutes réserves et au seul vu des éléments portés à notre connaissance. Elles ne sauraient tenir lieu de consultation personnalisée.
Avant toute démarche susceptible d'affecter vos droits, nous vous recommandons de vous rapprocher d'un avocat, qui pourra examiner votre dossier sur pièces et vous délivrer une analyse adaptée à votre situation.
il y a 1 jour
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Maître CHRISTOPHE MARTIN LAVIOLETTE
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1 publications
Bonjour,
Votre propriétaire ne peut pas vous expulser de sa propre initiative. L'expulsion d'un local habité suppose une décision de justice ou un procès-verbal de conciliation exécutoire, mise en oeuvre par un commissaire de justice (article L. 411-1 du code des procédures civiles d'exécution). Contraindre un occupant à quitter son logement par menaces ou voies de fait est un délit puni de trois ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende (article 226-4-2 du code pénal).
En cas d'impayés, le bailleur doit d'abord faire signifier un commandement de payer visant la clause résolutoire, qui ouvre un délai de six semaines pour apurer la dette. À défaut de régularisation, il assigne devant le juge des contentieux de la protection, l'assignation devant être notifiée au préfet six semaines au moins avant l'audience (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).
L'attente de vos indemnités est un argument à faire valoir devant ce juge, qui peut vous accorder des délais de paiement jusqu'à trois ans. Ces délais suspendent les effets de la clause résolutoire dès lors que vous avez repris le paiement du loyer courant (article 24 de la loi du 6 juillet 1989, article 1343-5 du code civil). Après jugement, le commandement de quitter les lieux ouvre encore un délai de deux mois, et toute expulsion est suspendue du 1er novembre au 31 mars (articles L. 412-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution). Saisissez sans attendre la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives et le fonds de solidarité pour le logement de votre département.
Merci de renseigner la rubrique question résolue.
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Les présentes observations constituent un avis juridique général, formulé sous toutes réserves et au seul vu des éléments portés à notre connaissance. Elles ne sauraient tenir lieu de consultation personnalisée.
Avant toute démarche susceptible d'affecter vos droits, nous vous recommandons de vous rapprocher d'un avocat, qui pourra examiner votre dossier sur pièces et vous délivrer une analyse adaptée à votre situation.
Votre propriétaire ne peut pas vous expulser de sa propre initiative. L'expulsion d'un local habité suppose une décision de justice ou un procès-verbal de conciliation exécutoire, mise en oeuvre par un commissaire de justice (article L. 411-1 du code des procédures civiles d'exécution). Contraindre un occupant à quitter son logement par menaces ou voies de fait est un délit puni de trois ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende (article 226-4-2 du code pénal).
En cas d'impayés, le bailleur doit d'abord faire signifier un commandement de payer visant la clause résolutoire, qui ouvre un délai de six semaines pour apurer la dette. À défaut de régularisation, il assigne devant le juge des contentieux de la protection, l'assignation devant être notifiée au préfet six semaines au moins avant l'audience (article 24 de la loi du 6 juillet 1989).
L'attente de vos indemnités est un argument à faire valoir devant ce juge, qui peut vous accorder des délais de paiement jusqu'à trois ans. Ces délais suspendent les effets de la clause résolutoire dès lors que vous avez repris le paiement du loyer courant (article 24 de la loi du 6 juillet 1989, article 1343-5 du code civil). Après jugement, le commandement de quitter les lieux ouvre encore un délai de deux mois, et toute expulsion est suspendue du 1er novembre au 31 mars (articles L. 412-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution). Saisissez sans attendre la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives et le fonds de solidarité pour le logement de votre département.
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#Meilleure réponseil y a 5 heures
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