Merci pour votre réponse
Quelles sont les conditions pour déclarer une créance en hypothèque légale ?
La somme de tout ce que j'ai énoncé, peut-elle faire rejetter ces hypotheque ?
Le rejet de ces hypotheques, peut-elle amener à reconsidérer leur intégration en tant que créances privilégiées, dans le cadre d'une procédure collective ?
Merci pour vos réponses
Bonjour,
Au vu des éléments que vous exposez, une hypothèque légale ou judiciaire ne peut être inscrite que si le créancier dispose d'un titre ou d'un fondement légal lui permettant de garantir sa créance. L'inscription doit également respecter les conditions de fond et de forme prévues par les textes (nature de la créance, montant garanti, formalités de publicité, etc.).
S'agissant de vos arguments, leur portée est différente :
-si vous démontrez une erreur dans le montant inscrit (par exemple, le calcul de l'indemnité d'occupation), cela peut conduire à une réduction du montant garanti par l'hypothèque, sans entraîner nécessairement sa radiation ;
-si, en revanche, vous établissez que les conditions légales de l'inscription n'étaient pas réunies ou que la sûreté a été prise en méconnaissance des règles applicables, le juge peut prononcer sa radiation.
Enfin, si une hypothèque est effectivement annulée ou radiée, le créancier peut perdre le bénéfice de sa sûreté réelle. Dans le cadre d'une procédure collective, cela est susceptible d'avoir une incidence sur son rang et de conduire à ce qu'il soit traité comme un créancier chirographaire, à condition que son privilège ne repose sur aucun autre fondement. En revanche, la radiation de l'hypothèque n'emporte pas, à elle seule, disparition de la créance, qui demeure si elle est fondée.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
Bonjour,
Donc malgré l'ensemble des irrégularités décrites et analysées, je n'ai aucun moyen de faire tomber ces hypothèques ?
Les différents jugements m'ont été signifié et ont servis de base pour inscrire les hypothèques.
De fait, elles sont justifiés par ces créances prouvées.
L'inscription est donc bien avérée et ne souffre d'aucune irrégularité.
Sauf s'il y a un délai entre le jugement et l'inscription en hypotheque : Doit-il y avoir un délais entre le jugement et l'inscription en hypothèque ?
À vous lire, toutes les formes de contestations sont fermées et doivent être appliquées, y compris les décisions appuyées par de nombreuses irrégularités
Merci pour vos réponses
Je n'ai pas voulu dire que toute contestation était impossible, mais simplement que les irrégularités que vous évoquez n'entraînent pas automatiquement la nullité des hypothèques.
Au vu des éléments que vous exposez, si les inscriptions reposent sur des décisions de justice exécutoires, elles disposent effectivement d'un fondement juridique. Cela n'empêche toutefois pas de contester, selon les cas :
le montant de la créance garantie ;
le respect des conditions légales de l'inscription ;
ou encore la régularité de la procédure si une irrégularité substantielle est démontrée.
S'agissant de votre question sur le délai, il n'existe pas de délai minimal imposant au créancier d'attendre un certain temps entre le jugement et l'inscription de l'hypothèque. Dès lors que les conditions légales sont réunies, l'inscription peut intervenir rapidement.
En revanche, si vous estimez que certaines sommes ont été garanties à tort (comme l'indemnité d'occupation calculée sur douze mois au lieu de sept), cet argument peut être invoqué afin de solliciter une réduction de l'assiette de l'hypothèque. Si, par ailleurs, vous identifiez une irrégularité de fond affectant le droit même de prendre cette sûreté, une demande de radiation peut être envisagée.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
Merci pour votre retour
Je vais étudier ça dans le détail
Qu'appelez vous une irrégularité substantielle ?
Quelles sont les conditions légales d'inscription ?
Que renferme les frais et accessoires qui peuvent être déclarés en plus de la créance principale, des intérêts et de l'article 700 ?
Merci pour vos réponses
Par irrégularité substantielle, j'entends une irrégularité portant sur une condition essentielle de la validité de l'inscription, et non une simple erreur matérielle ou de calcul. Il peut s'agir, par exemple, d'une absence de titre permettant l'inscription, d'un défaut de qualité du créancier, d'une inscription prise en méconnaissance des conditions légales ou encore d'une formalité obligatoire qui n'aurait pas été respectée.
S'agissant des conditions légales d'inscription, elles varient selon le type d'hypothèque concerné, mais supposent notamment :
un fondement juridique permettant au créancier de prendre une sûreté (jugement, titre exécutoire ou disposition légale) ;
le respect des formalités de publicité foncière ;
une inscription mentionnant les éléments exigés par les textes, notamment l'identité des parties, le bien grevé et le montant de la créance garantie.
Enfin, les frais et accessoires pouvant être garantis en plus du principal comprennent, selon les cas, les intérêts, les frais d'exécution, certains dépens, les frais liés aux mesures conservatoires ou d'exécution, ainsi que les autres accessoires de la créance lorsqu'ils sont légalement ou contractuellement garantis. En revanche, ils doivent pouvoir être justifiés et correspondre à des sommes effectivement dues ; ils ne peuvent pas être fixés de manière arbitraire.
Bien cordialement.
Merci pour votre réponse
La notification d'inscription en hypothèque légale n'est pas obligatoire ?
Parce sans le mandataire liquidateur je n'aurai pas su qu'il y avait une hypothèque légale
Dans les frais et accessoire, il peut y avoir les frais d'huissier et des actes d'huissier ?
Dans ce cas, tous les actes d'huissier n'ont pas été signifiés, ce qui signifie que leur intégration peut être là aussi contestée ?
Enfin, je me répète surement, mais c'est un point qui me parait dangereux et "anormal". Une inscritption en hypothèque avant la signification/notification au débiteur est normale ou cela peut être contestable ?
J'ai bien compris qu'à elle seule cette contestation ne permet pas la radiation.
Mais, en citant les trois causes :
- mauvais calcul de l'indemnité doccupation
-l'inclusion dans les frais et accessoire (sans détail) des actes d'huissier
-l'inscription en hypothèque d'un décision de justice non signifiée au moment de cette inscrption
J'aimerai faire tomber cette hypothèque
Ce serait déjà un étape dans ce long périple.
Merci pour vos réponses