Refus de cnf article 47, actes algériens et suite à donner
Je cherche des avis pour comprendre la vraie portée d'un refus de certificat de nationalité française et savoir quelle suite donner au dossier.
Il s'agit d'une demande de CNF déposée pour mon pere né en France en 1960, dont le père est né en Algérie avant 1962.
Le grand-père concerné :
•est né en Algérie avant 1962 ;
•a vécu et travaillé en métropole de 1948 à 1965 ;
•détenait une CNI française délivrée en métropole en 1957, avec mention « nationalité française » ;
•a cotisé à la CNAV jusqu'en 1965, donc y compris après l'indépendance ;
•a ensuite perçu une retraite française ;
•son épouse disposait aussi d'une carte SNCF familles nombreuses en 1963 avec domicile en France.
Mon pere est né en France avant l'indépendance, alors que la famille vivait déjà en métropole.
Le dossier comprenait donc notamment :
•la CNI française du grand-père ;
•les relevés CNAV / retraite ;
•l'acte de naissance français du père né en France ;
•un acte de naissance algérien du grand-père ;
•un acte de mariage algérien des grands-parents.
Le refus qui vient d'être reçu ne porte pas vraiment sur la possession d'état ni sur la continuité après 1962, mais sur l'article 47 du Code civil : le greffe considère que l'acte de naissance algérien du grand-père et l'acte de mariage algérien ne comporteraient pas certaines mentions exigées par la législation algérienne, et leur refuse donc toute force probante.
Mes questions sont les suivantes :
Est-ce que ce refus signifie surtout que le greffe s'est arrêté sur un problème de force probante des actes étrangers, sans vraiment trancher le fond ?
Ou faut-il comprendre, au contraire, que même avec des actes algériens parfaitement conformes, le dossier aurait de toute façon été rejeté sur le fond ?
Sur le plan pratique, faut-il maintenant contester le refus dans le délai de 6 mois, ou engager directement une action déclaratoire de nationalité avec un autre avocat ?
Enfin, concernant l'article 47, que faudrait-il idéalement produire pour neutraliser ce motif ?
Merci d'avance pour vos avis.
J'essaie surtout de comprendre si le refus est un simple refus probatoire lié aux actes algériens, ou s'il faut y voir un refus plus profond lié au statut civil du grand-père à l'indépendance.
Merci de vos réponses