Question résolue par
Contacter
RésoluLe 24 juin 2022, j'ai signé un acte de cautionnement dans lequel, il manque la mention manuscrite : m'engage en qualité de caution à payer au créancier ce que lui doit le débiteur en cas de défaillance de celui-ci , dans la limite de tel montant en principal et accessoires, sans nom et prénom du bailleur. D'après l'ADIL cet acte est nul. Donc, d'après vous est-il nul et confirmiez l'ADIL? Soyez en remercié.
Cliquez ici pour répondre
Trouvez votre avocat en droit immobilier
Gratuit et sans engagement
Continuer
À voir également
Aller plus loin
Je loue mon studio pour une période de 3 ans, qui commencera le 5 mai 2026, le contrat mentionne qu'en l’absence de proposition de renouvellement du contrat
La société garantme me réclame de payer un renouvellement de garantie pour le cautionnement, or j'ai remarqué que l'adresse sur l'acte de cautionnement
J'ai signé en novembre 2015 un acte de caution solidaire pour une amie, bail de location vide de 3 ans, studio et loyer de 600€ (location toujours en cours à ce
Voir plus de contenus
Je me suis porté caution solidaire pour ma soeur. il est indiqué dans le contrat de cautionnement que "le bail a été consenti pour une durée de 3 ans". il est indiqué
La jurisprudence de la chambre commerciale de la cour de cassation est constante en la matière : la proportionnalité de l'engagement de la caution ne peut être appréciée au
Jil y a quelques jours j ai signé un bail de location meublée, et mon garant a signé en plus un acte de cautionnement. seulement, le représentant de l agence m a
Voir plus de contenus
Un acte de caution solidaire peut-il être déclaré complétement invalide si plusieurs lignes ne sont pas complétées, à savoir le nom du bailleur, la périodicité du
J’ai trouvé un modèle d’acte de cautionnement pour ma sci familiale sur le site de service public:
J'avais fourni les documents necessaires pour se porter garant à un ami, pour l'aider à décrocher un logement, ce dernier à signer l'acte de caution
Voir plus de contenus
La signature électronique est-elle valable juridiquement pour l'acte de caution solidaire d'un bail locatif d'appartement dans le privé ? une
Une question en droit immobilier ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%
de réponse
1 réponse
Bonjour,
1/ Le droit
Je comprends vos interrogations concernant la validité de votre engagement de caution signé en juin 2022, notamment au regard de l'absence de certaines mentions dans l'acte et de l'avis qui vous a été donné par l'ADIL.
En droit français, les règles applicables au cautionnement ont été modifiées par la réforme du droit des sûretés entrée en vigueur le 1er janvier 2022.
Votre engagement ayant été signé en juin 2022, il relève donc, en principe, des nouvelles dispositions, notamment de l'article 2297 du Code civil.
Cet article prévoit que la caution personne physique doit apposer elle-même une mention exprimant son engagement à payer au créancier ce que lui doit le débiteur en cas de défaillance de celui-ci, dans la limite d'un montant en principal et accessoires exprimé en toutes lettres et en chiffres.
Contrairement à l'ancien régime, la loi n'impose plus nécessairement la reproduction mot pour mot d'une formule légale prédéfinie.
Cela ne signifie toutefois pas que toute rédaction est valable.
La mention doit permettre de comprendre clairement la nature et la portée de l'engagement souscrit.
En particulier, la caution doit pouvoir identifier l'obligation garantie, comprendre qu'elle s'engage à payer à la place du débiteur en cas de défaillance et connaître la limite financière de son engagement.
Par ailleurs, lorsque la caution est privée des bénéfices de discussion ou de division, l'article 2297 prévoit des exigences complémentaires concernant la mention de cette renonciation.
L'absence de la formule exacte que vous évoquez, ou du nom et du prénom du bailleur dans cette seule phrase, ne suffit donc pas nécessairement à entraîner la nullité du cautionnement.
Il convient d'examiner l'acte dans son ensemble, notamment l'identification du bailleur, celle du locataire, le montant garanti et la rédaction exacte de la mention apposée par la caution.
Toutefois, si la mention exigée par l'article 2297 est absente ou ne satisfait pas aux conditions légales, la nullité du cautionnement peut être encourue.
Il faut également tenir compte des dispositions particulières de l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 lorsque le cautionnement garantit un bail d'habitation soumis à cette loi.
2/ Les solutions
Dans votre situation, je vous conseille tout d'abord de faire examiner l'intégralité de l'acte de cautionnement signé en juin 2022, et non uniquement la phrase dont vous contestez la rédaction.
Cette analyse devra notamment porter sur :
La mention effectivement apposée par vos soins.
L'identification du locataire et du bailleur.
La nature des obligations garanties.
Le montant maximal de votre engagement, exprimé en lettres et en chiffres.
La durée du cautionnement et les éventuelles clauses de solidarité.
Le respect des dispositions spécifiques applicables aux cautionnements de baux d'habitation.
L'avis de l'ADIL constitue un élément utile, mais il serait prématuré de confirmer définitivement la nullité de votre engagement sans avoir pris connaissance du document complet.
Je vous recommande donc de solliciter un examen approfondi auprès d'un avocat, d'un notaire ou d'un juriste spécialisé en droit immobilier.
Si le bailleur vous réclame le paiement de sommes au titre de ce cautionnement, il sera important de ne pas reconnaître précipitamment la validité ou le montant de la dette sans avoir vérifié vos moyens de contestation.
Selon les irrégularités constatées, vous pourrez éventuellement invoquer la nullité de l'engagement ou contester certaines de ses clauses.
En résumé, votre cautionnement signé en juin 2022 relève, en principe, du régime issu de la réforme des sûretés. L'absence d'une formule reproduite mot pour mot ou du nom du bailleur dans une phrase déterminée n'entraîne pas automatiquement sa nullité. En revanche, le non-respect des exigences de l'article 2297 du Code civil peut justifier une contestation. Seule l'analyse complète de votre acte permettra de déterminer si l'avis de l'ADIL peut être juridiquement confirmé.
J'espère avoir répondu à votre question.
Si tel est le cas, je vous remercie de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
Bien cordialement,
Maître Xavier DAUSSE
1/ Le droit
Je comprends vos interrogations concernant la validité de votre engagement de caution signé en juin 2022, notamment au regard de l'absence de certaines mentions dans l'acte et de l'avis qui vous a été donné par l'ADIL.
En droit français, les règles applicables au cautionnement ont été modifiées par la réforme du droit des sûretés entrée en vigueur le 1er janvier 2022.
Votre engagement ayant été signé en juin 2022, il relève donc, en principe, des nouvelles dispositions, notamment de l'article 2297 du Code civil.
Cet article prévoit que la caution personne physique doit apposer elle-même une mention exprimant son engagement à payer au créancier ce que lui doit le débiteur en cas de défaillance de celui-ci, dans la limite d'un montant en principal et accessoires exprimé en toutes lettres et en chiffres.
Contrairement à l'ancien régime, la loi n'impose plus nécessairement la reproduction mot pour mot d'une formule légale prédéfinie.
Cela ne signifie toutefois pas que toute rédaction est valable.
La mention doit permettre de comprendre clairement la nature et la portée de l'engagement souscrit.
En particulier, la caution doit pouvoir identifier l'obligation garantie, comprendre qu'elle s'engage à payer à la place du débiteur en cas de défaillance et connaître la limite financière de son engagement.
Par ailleurs, lorsque la caution est privée des bénéfices de discussion ou de division, l'article 2297 prévoit des exigences complémentaires concernant la mention de cette renonciation.
L'absence de la formule exacte que vous évoquez, ou du nom et du prénom du bailleur dans cette seule phrase, ne suffit donc pas nécessairement à entraîner la nullité du cautionnement.
Il convient d'examiner l'acte dans son ensemble, notamment l'identification du bailleur, celle du locataire, le montant garanti et la rédaction exacte de la mention apposée par la caution.
Toutefois, si la mention exigée par l'article 2297 est absente ou ne satisfait pas aux conditions légales, la nullité du cautionnement peut être encourue.
Il faut également tenir compte des dispositions particulières de l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 lorsque le cautionnement garantit un bail d'habitation soumis à cette loi.
2/ Les solutions
Dans votre situation, je vous conseille tout d'abord de faire examiner l'intégralité de l'acte de cautionnement signé en juin 2022, et non uniquement la phrase dont vous contestez la rédaction.
Cette analyse devra notamment porter sur :
La mention effectivement apposée par vos soins.
L'identification du locataire et du bailleur.
La nature des obligations garanties.
Le montant maximal de votre engagement, exprimé en lettres et en chiffres.
La durée du cautionnement et les éventuelles clauses de solidarité.
Le respect des dispositions spécifiques applicables aux cautionnements de baux d'habitation.
L'avis de l'ADIL constitue un élément utile, mais il serait prématuré de confirmer définitivement la nullité de votre engagement sans avoir pris connaissance du document complet.
Je vous recommande donc de solliciter un examen approfondi auprès d'un avocat, d'un notaire ou d'un juriste spécialisé en droit immobilier.
Si le bailleur vous réclame le paiement de sommes au titre de ce cautionnement, il sera important de ne pas reconnaître précipitamment la validité ou le montant de la dette sans avoir vérifié vos moyens de contestation.
Selon les irrégularités constatées, vous pourrez éventuellement invoquer la nullité de l'engagement ou contester certaines de ses clauses.
En résumé, votre cautionnement signé en juin 2022 relève, en principe, du régime issu de la réforme des sûretés. L'absence d'une formule reproduite mot pour mot ou du nom du bailleur dans une phrase déterminée n'entraîne pas automatiquement sa nullité. En revanche, le non-respect des exigences de l'article 2297 du Code civil peut justifier une contestation. Seule l'analyse complète de votre acte permettra de déterminer si l'avis de l'ADIL peut être juridiquement confirmé.
J'espère avoir répondu à votre question.
Si tel est le cas, je vous remercie de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
Bien cordialement,
Maître Xavier DAUSSE
#Meilleure réponseil y a 2 jours
Cliquez ici pour commenter la réponse ci-dessus
Partagez la question sur :
Le forum met à votre disposition un espace où vous pouvez échanger avec vos confrères et obtenir des conseils sur vos problématiques juridiques.
Seuls les avocats peuvent échanger grâce à cette fonctionnalité.
De la même façon, vous pouvez aider vos confrères en répondant à leurs interrogations.
Vous avez le choix de poser votre question en gardant votre profil visible ou en étant anonyme.
Vous vous interrogez sur un point de droit ? Échangez avec vos confrères sur le forum.
Seuls les avocats peuvent échanger grâce à cette fonctionnalité.
De la même façon, vous pouvez aider vos confrères en répondant à leurs interrogations.
Vous avez le choix de poser votre question en gardant votre profil visible ou en étant anonyme.
Vous vous interrogez sur un point de droit ? Échangez avec vos confrères sur le forum.