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Mauvaise foi procédurale et preuves irréfutables d’accident du travail (at) : av
Sujet (Cloturé) initié par Karole 14il y a 6 mois - 563 vues
Bonjour à tous,
Je sollicite vos avis sur une affaire aux Prud'hommes m'opposant à mon ancien employeur, une grande banque nationale. Suite à un licenciement pour inaptitude consécutif à une agression, la partie adverse multiplie les positions contradictoires et les déclarations factuellement erronées. Voici les éléments clés du dossier et les points de blocage : 1. Contradictions documentaires majeures : L'employeur plaide aujourd'hui "l'erreur administrative" pour nier le caractère professionnel de mon inaptitude. Pourtant : • La lettre de licenciement mentionne explicitement la date historique de mon agression et lie l'avis d'inaptitude à cet événement. • L'entreprise a produit deux attestations Pôle Emploi successives (dont une rectificative "annule et remplace" un mois après) confirmant le motif "Accident du Travail" et incluant l'indemnité spéciale de licenciement (due uniquement en cas d'AT). 2. Preuve du lien de causalité (Délai de prise en charge) : Pour nier l'AT, la banque argue que j'ai repris le travail 10 jours avant mon arrêt. Or, je produis mes historiques Doctolib prouvant que j'ai sollicité un spécialiste dès le lendemain de l'agression. Le délai de 10 jours n'était dû qu'à l'indisponibilité du médecin. J'ai donc agi avec diligence tout en tentant de maintenir mon poste par loyauté en attendant mon rendez-vous. 3. Déloyauté concernant l'audience de conciliation (BCO) : Dans ses conclusions, l'avocat adverse affirme que ma demande de provision a été "rejetée" par le Conseil. C'est faux : le procès-verbal d'audience (le primitif) prouve qu'il s'agissait d'un accord commun pour renvoyer le dossier en "circuit court" afin de statuer plus vite au fond. 4. Demande reconventionnelle agressive : Alors que la CPAM a reconnu le caractère professionnel et que l'employeur n'a exercé aucun recours, la banque me demande aujourd'hui le remboursement des sommes qu'elle a elle-même calculées et versées sans réserve. Mes questions aux experts du forum : • Mensonge sur procès-verbal : Quelles sont les conséquences pour une partie qui travestit l'issue d'une audience précédente alors que le PV officiel prouve le contraire ? • Erreur administrative vs Aveu : Le Conseil peut-il sérieusement retenir "l'erreur de saisie" face à une lettre de licenciement précise et deux attestations Pôle Emploi concordantes ? • Dommages et intérêts : Au regard de l'acharnement procédural et de la situation de précarité induite par ce blocage (plus de 2 ans d'attente), une demande de dommages et intérêts pour résistance abusive et mauvaise foi contractuelle est-elle pertinente ?
Je précise également que mon accident du travail a bien été reconnu par la CPAM, deux mois après mon licenciement et que la banque affirme ne pas avoir eu connaissance avant cette date que j'étais en accident du travail, alors que les documents de licenciement attestation renouvelées prouvent totalement le contraire.
J’ai reçu une autorisation de travail, mais celle-ci comporte une erreur sur ma date de naissance. mon titre de séjour actuel va expirer dans un mois, et je dois
• faisant suite à mon précédent message sur ce forum, un point demeure incertain et je souhaiterais votre éclairage. • pour résumer la situation : en novembre
Au regard des éléments que vous exposez, votre dossier présente plusieurs points juridiquement solides, mais il convient de répondre précisément à chacune de vos interrogations.
Concernant le fait de travestir le contenu d'un procès-verbal d'audience, le Conseil de prud'hommes ne se fonde pas sur les affirmations des parties mais sur les pièces officielles, en particulier le procès-verbal lui-même. Si celui-ci contredit clairement la position adverse, l'argument sera simplement écarté. En revanche, sauf manœuvre particulièrement grave ou intention frauduleuse démontrée, cela n'entraîne pas automatiquement une sanction autonome ; cela joue surtout sur la crédibilité de la partie adverse.
Sur la notion d'« erreur administrative », les juges prud'homaux apprécient souverainement les éléments de preuve. Toutefois, la combinaison d'une lettre de licenciement mentionnant explicitement l'événement à l'origine de l'inaptitude et de deux attestations Pôle emploi concordantes mentionnant un accident du travail constitue un faisceau d'indices particulièrement fort. Il sera difficile pour l'employeur de soutenir qu'il s'agit d'une simple erreur matérielle, surtout si ces documents ont été établis à des moments différents et sans réserve. Cela peut s'analyser comme un aveu implicite ou, à tout le moins, comme une incohérence majeure fragilisant sa défense.
S'agissant du lien de causalité, votre argumentation est pertinente. Le fait d'avoir consulté rapidement un professionnel de santé et de pouvoir justifier que le délai résulte de contraintes extérieures (disponibilité médicale) renforce la cohérence de votre démarche. La tentative de maintien au poste ne remet pas en cause le caractère professionnel si le lien médical est établi.
Concernant la demande reconventionnelle de l'employeur, si la CPAM a reconnu le caractère professionnel de l'accident et que l'employeur n'a pas contesté cette décision dans les délais, celle-ci s'impose en principe. Dans ce contexte, demander le remboursement d'indemnités versées au titre d'un accident du travail apparaît juridiquement fragile, sauf élément nouveau très spécifique.
Enfin, sur la question des dommages et intérêts pour résistance abusive ou mauvaise foi, une telle demande peut être pertinente, mais elle est appréciée strictement. Il faut démontrer un comportement fautif distinct du simple exercice des droits de la défense, par exemple une mauvaise foi caractérisée, des manœuvres dilatoires ou une attitude manifestement abusive ayant causé un préjudice. Les contradictions, si elles sont manifestes et répétées, peuvent nourrir cet argument, mais son succès dépendra de l'appréciation du juge.
En résumé, votre dossier semble comporter des incohérences sérieuses du côté de l'employeur, ce qui est favorable, mais les conséquences juridiques (notamment en termes de sanctions ou de dommages complémentaires) dépendront de la capacité à démontrer une véritable mauvaise foi au-delà de la simple contestation.
Je vous remercie de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien Cordialement.
#Meilleure réponseil y a 6 mois
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