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Exposition potentielle à l’amiante et préjudice d’anx
Sujet initié par Julil y a 5 mois - 419 vues
Bonjour,
Je me permets de vous solliciter afin d'obtenir votre avis sur ma situation concernant un éventuel préjudice d'anxiété lié à une exposition à l'amiante.
Je suis salarié d'une usine qui a été classée comme site contenant de l'amiante jusqu'en 2021. Dans le cadre de mes fonctions, j'ai été amené à intervenir sur des équipements techniques.
En particulier, j'ai réalisé une intervention consistant au remplacement de joints sur une vanne vapeur. Cette intervention a eu lieu avant la mise en place des procédures spécifiques de vérification et de gestion du risque amiante au sein de l'entreprise.
À cette époque, aucune vérification préalable de la présence d'amiante n'a été effectuée, et je n'avais pas connaissance de la nature exacte des matériaux manipulés. Les joints que j'ai remplacés étaient anciens et ont été substitués par des joints non amiantés.
Depuis, j'ai pris connaissance de documents internes indiquant que ce type d'équipement (joints, brides, vannes) est susceptible de contenir de l'amiante, et que des procédures strictes ont été mises en place ultérieurement pour encadrer ce type d'intervention.
Je ne dispose pas, à ce jour, de fiche d'exposition établie par l'employeur, mais je suis en mesure de produire : •un bon de travail attestant de l'intervention réalisée, •un bon de sortie de matériel (joints non amiantés), •des documents internes relatifs au risque amiante sur le site, •ainsi que tout élément attestant de la présence d'amiante sur le site jusqu'en 2021.
Par ailleurs, je m'apprête à consulter la médecine du travail afin d'obtenir une éventuelle traçabilité de cette exposition.
Dans ce contexte, je souhaiterais savoir : •si ma situation est susceptible de caractériser un préjudice d'anxiété au regard de la jurisprudence actuelle, •si une seule intervention de ce type peut être suffisante pour engager la responsabilité de l'employeur, •et quels éléments complémentaires seraient nécessaires pour constituer un dossier solide.
➡️Vous pouvez agir pour préjudice d'anxiété, mais ce n'est pas automatique.
Le fait que votre usine soit classée « amiante » est un point favorable. Mais, hors du dispositif de préretraite amiante, vous devez prouver trois choses :
une exposition importante à l'amiante ; un risque élevé de développer une maladie grave ; l'anxiété réelle que cela vous cause personnellement.
La seule preuve de l'exposition ne suffit donc pas, sauf cas exceptionnels.
➡️Votre employeur a une obligation de sécurité. Il peut être condamné s'il n'a pas pris à temps les mesures de prévention nécessaires. Mais il pourra aussi essayer de prouver qu'il a bien fait le nécessaire.
✅En pratique, vous avez intérêt à : rassembler toutes les preuves de votre exposition : bons de travail, documents internes, preuve du classement amiante du site ; demander par écrit à l'employeur vos fiches ou attestations d'exposition, ainsi que les contrôles amiante réalisés ; voir la médecine du travail pour demander un suivi adapté et un certificat expliquant votre inquiétude en lien avec cette exposition ; consulter rapidement un avocat ou un syndicat pour vérifier le délai de prescription, en principe 2 ans à partir du moment où vous avez eu connaissance du risque, et évaluer une action devant le conseil de prud'hommes.
✅En résumé, votre dossier peut être sérieux, mais il sera plus solide si vous apportez surtout des preuves de la force de l'exposition et de votre anxiété personnelle.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert: question résolue Restant à votre écoute si besoin Xavier DAUSSE
il y a 5 mois
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Répondre à la question de Jul
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