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Abus de pouvoir en collège public : sanction sur dénonciation, aveu extorqué sur
Sujet initié par Joséphineil y a 3 jours - 971 vues
Objet : Abus de pouvoir en collège public : sanction sur dénonciation, aveu extorqué sur mineur (11 ans), rupture d'égalité et menaces de la direction Chronologie des faits : * Incident initial (vestiaire garçons EPS) : Mon fils (élève de 6e, 11 ans) fait glisser involontairement son sous-vêtement en retirant son short, sans intention d'exhibition. Un camarade (José) va le dénoncer à l'enseignante d'EPS. L'enseignante somme mon fils de rédiger un rapport d'incident en présumant l'intentionnalité. Mon fils relate par écrit la stricte vérité (accident matériel). * Incident second et asymétrie de traitement (vestiaire filles EPS) : Deux jours plus tard, le même José est surpris en train d'espionner des filles dans leur vestiaire. L'ami de mon fils le dénonce à la même enseignante d'EPS, en présence de témoins. L'enseignante refuse d'écouter l'ami de mon fils sur le moment et le convoque pour une date ultérieure, sans prendre de mesure immédiate envers José. * La réaction verbale et la dénonciation parentale : Face à ce comportement, mon fils dit à José : « ça ne se fait pas de poukave ». Deux jours plus tard, alors que José est enfin confronté sur l'incident des filles, son père intervient auprès du collège en affirmant que son fils subit des insultes ordurières depuis l'épisode du slip (« poucave de merde », « t'es nul ») et des moqueries. Aucun personnel éducatif n'a été témoin de ces insultes. * Saisie Pronote et manquements procéduraux : Sans confrontation contradictoire et en écartant le rapport écrit de mon fils, le collège enregistre sur Pronote un rapport d'incident de gravité deux et une punition officielle (« Excuses écrites », qualifiée Gravité 2), reprenant textuellement les insultes non prouvées et affichant les noms et prénoms complets des deux élèves tiers (José et l'ami de mon fils). * Extorsion d'un aveu écrit sous contrainte sur un mineur : Alors que nous contestons par écrit la matérialité des insultes (dire "ça ne se fait pas de "poukave"/dénoncer n'étant pas une insulte) , et des moqueries tout en acceptant un écrit s'excusant de l'emploi d'un terme argotique, le CPE isole mon fils de 11 ans. Il exige de lui, sous la menace expresse d'une punition s'il refuse, d'écrire une lettre d'excuses « venant du cœur » à destination de José. Dans l'intervalle José récidive avec un autre élève à qui il fait porter le chapeau d'une de ses bêtises (élève reçoit une observation à sa place mais ne se sens pas légitime de contester). * Hostilité et menaces du chef d'établissement : En réponse à nos écrits contestant la procédure et pointant un soupçon de rupture d'égalité, le Principal s'enferme dans l'intimidation : il invoque une prétendue « rancœur envers le système éducatif dans son entier », accuse la famille d'« écorner le contrat de coéducation », et menace de poursuites pénales pour diffamation. Questions juridiques pour les avocats : * Aveu extorqué sous contrainte morale sur mineur de 11 ans : Comment qualifier légalement le fait pour un CPE d'imposer à un élève de 6e, isolé et sous la menace d'une sanction, la rédaction "venant du coeur" d'un mot d'excuse valant reconnaissance de faits contestés par ses représentants légaux et par lui même ? ("Ça ne venait pas du coeur"). Quelle est la nullité de cet écrit en droit administratif ? Cela constitue-t-il une faute disciplinaire ou une voie de fait ? * Absence de matérialité, charge de la preuve et rupture d'égalité : Une direction peut-elle fonder une punition de gravité 2 sur le seul ouï-dire d'un parent tiers, sans constat direct d'un agent ni instruction précise du contradictoire (violation de la circulaire n° 2014-059 et du règlement intérieur) ? Comment faire sanctionner l'asymétrie flagrante de traitement entre l'accident initial / la remarque d'argot et l'espionnage avéré dans le vestiaire des filles ? Note: mon fils et son ami tous deux avec des origines en partie non européennes. * Violation du RGPD et du secret professionnel : La publication sur le compte Pronote d'une famille des identités complètes d'élèves tiers dans un compte-rendu disciplinaire caractérise-t-elle une infraction au RGPD et à l'obligation de discrétion professionnelle ? * Menaces d'un fonctionnaire et recours hiérarchique : Les menaces de poursuites en diffamation d'un enfant brandies par le Principal pour dissuader un parent d'exercer ses droits de protection et de contestation caractérisent-elles un abus d'autorité ? Quelles sont les voies de recours les plus rapides et percutantes à engager (mise en demeure, saisine du DASEN, plainte au DPO rectoral, Médiateur académique) ?
Vous pouvez contester la sanction si vous estimez que les faits ne sont pas suffisamment établis, que votre fils n'a pas pu présenter sereinement ses explications ou que la mesure est disproportionnée. Le fait d'avoir exigé d'un enfant de 11 ans une lettre d'excuses « venant du cœur » sous la menace d'une autre sanction peut également être dénoncé comme une pression inadaptée.
Vous pouvez aussi soulever la différence de traitement avec l'autre élève et demander à l'établissement de la justifier objectivement.
2/ Les solutions
Je vous conseille d'adresser une contestation écrite, calme et factuelle, au chef d'établissement puis, si nécessaire, de saisir les services académiques et le médiateur académique.
Concernant Pronote, la présence des noms complets d'autres élèves peut justifier une demande de suppression ou d'anonymisation et, si nécessaire, une saisine du DPO de l'académie.
Enfin, conservez l'ensemble des écrits, notamment les propos relatifs à votre prétendue « rancœur » et aux éventuelles poursuites pour diffamation, afin de pouvoir les produire dans le cadre de vos démarches.
Maître Xavier DAUSSE
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#Meilleure réponseil y a 3 jours
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