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Arce - refus 2ème paiement après démarrage tardif activité
Sujet initié par nilsil y a 3 heures - 414 vues
Bonjour,
- Création de boite (coursier via plateforme) décembre 2025, pas de disponibilité personnel pour démarrer activité.
- Avril 2026 : démarches/création compte sur plateformes livraisons, tout est en ordre sauf finalisation inscription impossible car inscription fermée dans ma région (indépendamment de ma volonté).
- Juillet 2026, courrier avec document à envoyer (attestation honneur) à france travail pr dire que j'ai toujours mon activité(du moins j'abandonne pas mes démarches) et je n'ai pas de CDI (requis pr avoir le 2eme versement).
- 9 Septembre 2026, courrier france travail, leurs expliquant tt la situation (échanges avec plateforme, screen qui montre le blocage des applications) et pourquoi je n'ai pas pu générer de CA ; transfert de mon dossier service fraude.
- 14 Septembre 2026 , enfin un contrat de prestation avec une plateforme, nouveau courrier france travail, réfute les mêmes arguments (pas de CA = j'ai expliquer pourquoi ? / fausse attestation sur l'honneur en juillet 2026; je poursuis pas mon activité pour eux si j'ai pas eu de contrat avant septembre 2026 etc); les différents échanges avec le service fraude j'ai l'impression d'avoir eu les mêmes réponses, peut être un algorithme qui pré-trie les documents etc...
- Aujourd'hui, j'ai pu démarrer mon activité sur mon temps libre car je fais un peu d'intérim en + sur le coté (ce qui ne bloque pas l'ARCE); je dois passer par une réclamation au près de france travail, et je pense passer par un courrier avec AR qui regroupe tout mes documents, contrats, factures et relevés).
Je partage mon expérience pour les autres et attends vos points de vue sur la situation.
Pour le second versement de l'ARCE, France Travail exige, six mois après le premier versement, que vous exerciez toujours l'activité professionnelle pour laquelle l'aide a été accordée et que vous ne soyez pas en CDI à temps plein. France Travail peut demander une attestation sur l'honneur mais également tout autre justificatif permettant d'établir la poursuite de l'activité.
L'absence de chiffre d'affaires ne signifie pas nécessairement, à elle seule, que l'activité avait cessé. Une entreprise peut parfaitement traverser une période sans chiffre d'affaires. En revanche, le simple fait de conserver un numéro SIRET sans effectuer aucune démarche professionnelle pourrait ne pas suffire à démontrer que l'activité était effectivement poursuivie.
Dans votre cas, les éléments que vous décrivez me paraissent donc importants : démarches d'inscription auprès des plateformes dès avril 2026, impossibilité de finaliser l'inscription en raison de la fermeture des recrutements dans votre secteur, échanges avec les plateformes, puis conclusion effective d'un contrat de prestation en septembre et réalisation ultérieure de prestations.
La difficulté sera surtout de démontrer qu'au moment où le second versement devait intervenir, vous n'aviez pas abandonné votre activité mais étiez empêché de la démarrer effectivement pour des raisons indépendantes de votre volonté.
Concernant l'attestation sur l'honneur de juillet, il faudrait également regarder son libellé exact. Si vous avez simplement attesté que votre activité existait toujours et que vous poursuiviez votre projet, alors que votre entreprise n'était pas radiée et que vous accomplissiez effectivement des démarches pour travailler, la qualification de « fausse attestation » me paraît devoir être discutée. La situation serait différente si vous aviez expressément attesté avoir déjà une activité effective ou un chiffre d'affaires alors que ce n'était pas le cas.
Je vous conseille donc effectivement de former une réclamation écrite très structurée en joignant notamment :
- votre justificatif d'immatriculation et la preuve que l'entreprise n'a jamais été radiée ; - vos échanges avec les plateformes depuis avril ; - les captures établissant que les inscriptions étaient temporairement fermées ; - vos éventuelles déclarations URSSAF, même à zéro ; - votre contrat de prestation de septembre ; - vos premières factures ou justificatifs de courses réalisées ; - les justificatifs de votre activité d'intérim, afin de montrer notamment que vous n'avez pas repris de CDI à temps plein.
Présentez surtout une chronologie précise en expliquant que l'absence temporaire de chiffre d'affaires résultait de l'impossibilité d'accéder aux plateformes et non d'un abandon de votre projet.
France Travail prévoit que la première étape pour contester une décision est une réclamation auprès de l'agence. Si elle est rejetée ou si la réponse n'est pas satisfaisante, vous pouvez ensuite saisir le médiateur régional de France Travail et, si nécessaire, la juridiction compétente.
Votre dossier ne me paraît donc pas devoir être considéré comme perdu du seul fait que votre chiffre d'affaires était nul à la date du second versement. En revanche, la preuve de démarches professionnelles réelles et continues entre la création de l'entreprise et septembre sera déterminante.
Si cette réponse vous a été utile, n'hésitez pas à indiquer la question comme résolue.
Bien cordialement,
Maître Antoine BONTEMPS
#Meilleure réponseil y a 1 heure
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