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TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).ImmobilierAchat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.Permis de conduireMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.Droit des étrangersTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).Famille & PersonnesGarde d'enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).AdministratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.FiscalOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités). Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).FiliationReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.Dommage corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.Banque et créditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).Changement d'état civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.CommercialContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.SantéErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.Sécurité socialeLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.RuralAchat, vente ou transmission d'exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.Nouvelles technologiesSaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.Associations et fondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

La cour de cassation du 21 mars 2018 dans son arrêt n°16-25427

Sujet initié par Quentinil y a 1 an - 10500 vues
Bonjour,

Je suis salarié dans le secteur medico social sous la convention collective 1966.
Je me suis retrouvé en arrêt maladie pendant une période de congé trimestriel demandé et accordé avant mon arrêt.

L'employeur m'a refusé le droit de reporter ces congés trimestriels .

Est-ce légal suite à l'arrêt de la cour de cassation du 21 mars 2018 dans son arrêt n°16-25427 ?

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TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalitéTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige administratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAFLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

Litiges entre professionnelsContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.

Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.

La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.

Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.

Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).

Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.

SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Préjudice corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.

Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.

Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.

Etat civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.

Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).

La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).

AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.

Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.

Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.

ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).

Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).

Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.

DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).

Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).

Permis/infraction routièreMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.

Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.

Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).

Banque / CréditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.

Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.

Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.

SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

Immobilier/terrain Achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Santé / MédicalErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.

Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).

Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).

Famille / EnfantsGarde d’enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.

Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.

Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.

FiscalitéOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités).

Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).

Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.

Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Filiation / AdoptionReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.

Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).

Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.

Associations / FondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).

Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).

Numérique/Internet SaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.

Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.

Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.

Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).

Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.

Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.

TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.

Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.

Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.

Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.

Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).

Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.

UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.

Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.

Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).

InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).

Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).

Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.

SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.

Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.

Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.

Agricole / RuralAchat, vente ou transmission d’exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.

Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.

Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.

EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.

Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.

Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.

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Alex
Je ne comprends pas... la loi d'avril 2024 remet en cause le report des ct en dehors du trimestre OUI ou NON ?
il y a 1 an
BELIGHA
Oui, OUI, la loi du 22 avril 2024 (Loi n° 2024-364) remet fondamentalement en cause la perte automatique des congés payés non pris et impose de nouvelles règles de report, notamment pour les congés acquis pendant un arrêt maladie.

Cependant, il y a des précisions importantes :

Ce qui change : Désormais, les jours de congés payés acquis pendant un arrêt maladie (qu'il soit d'origine professionnelle ou non professionnelle) ne sont plus perdus si vous n'avez pas pu les prendre dans la période habituelle (souvent le "trimestre" ou la période de référence).

La nouvelle règle de report : Pour ces congés acquis mais non pris en raison d'une absence (maladie, accident du travail, maternité, paternité, etc.), la loi instaure un délai de report de 15 mois. Ce délai commence à courir à partir de la date à laquelle l'employeur vous informe de votre nombre de jours de congés disponibles, après votre retour.

Donc, si vous n'avez pas pu prendre vos congés dans le "trimestre" ou la période habituelle parce que vous étiez en arrêt maladie, la loi d'avril 2024 vous garantit désormais un droit au report de ces jours pendant 15 mois.

Elle ne signifie pas que n'importe quel congé non pris pour n'importe quelle raison peut être reporté indéfiniment, mais elle protège le droit au report dans les situations où la prise de congé n'était pas possible en raison d'une absence légale.

Je vous remercie d'indiquer la question comme résolue en cliquant sur le bouton vert.
il y a 1 an
Fan
Bonjour
Dans notre entreprise et sous la même convention, depuis quelques mois il est appliqué la perte d'un CT dés lors qu'un salarié est en arrêt maladie un jour dans le mois et jusqu'à 15 jours d'arrêt, la perte de 2 CT dés lors qu'un salarié est absent plus de 15 jours. Considérant que les Ct ne sont acquis quen cas de présence effective dans la structure. Pensez vous que cette nouvelle disposition est légale ?
il y a 10 mois
Alex
Non, elle ne l'est pas. Cf articles 22 et 26 de la cc66
il y a 10 mois
Ely
Bonjour

En accident du travail (déclaration faite 2javant le début de mes CT) et visiste chez le médecin le jour du début de mes CT.
Il me met en arrêt 4j sur les 6j de CT que j'ai pris.
Puis je les récupérer ???

Je suis sous la convention 51

Merci
il y a 7 mois
Lilici86
Bonjour,

Je souhaiterais avoir votre avis sur mes droits à congés trimestriels CCN66 dans le cas d'un congés maternité.

Voici mon contexte :
- 1er au 13 janvier 2026 : arrêt maladie
- 14 au 27 janvier 2026 : arrêt pathologique prénatal
- 28 janvier au 19 mai 2026 : congé maternité

Selon l'article 6 de l'annexe III de la CCN66, je bénéficie de 6 jours de congés trimestriel et l'article 22 précise que les périodes de congé maternité sont assimilées à du travail effectif.

Mon employeur refuse aujourd'hui le report de ces congés acquis, arguant que le 1er trimestre sera écoulé a mon retour.

Or, je m'appuie sur :

la jurisprudence Cass. soc., 21 mars 2018, n°16‑25.427, qui protège les salariés CCN66 en cas d'absence et oblige l'employeur à organiser la prise des congés ou à indemniser ;

la loi n° 2024‑364 du 22 avril 2024, qui garantit le report des congés acquis pendant un arrêt maladie, maternité, accident, etc., pour un délai de 15 mois.

Ma question :

Est-il juridiquement fondé de demander le report de ces congés trimestriels après mon congé maternité, même si je n'ai pas été présente sur mon poste pendant le trimestre ?

À défaut de report, puis-je exiger le paiement de ces jours en indemnité compensatrice ?

Merci par avance pour vos éclairages.

Cordialement
il y a 7 mois
Alex
L'inspection du travail me dit que le report doit être respecté. Mon employeur refuse également.
il y a 7 mois
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Maitre Maturin PETSOKO
Maître Maturin PETSOKO
Avocat au barreau de Paris
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Bonjour

L'arrêt de la Cour de cassation du 21 mars 2018 (n°16-25427) concerne le report des congés trimestriels en cas d'arrêt maladie dans le secteur médico-social sous la convention collective de 1966.

Selon l'article 6 de l'annexe III de la convention collective de 1966, les salariés ont droit à 6 jours de congé consécutifs par trimestre.

La Cour de cassation a confirmé que l'arrêt maladie ne doit pas entraîner la perte de ces congés.

Ainsi, un salarié en arrêt maladie pendant une période de congé trimestriel peut demander le report de ces jours.

L'arrêt du 21 mars 2018 précise que les congés trimestriels doivent être assimilés à des périodes de travail effectif.

L'employeur ne peut pas refuser le report des congés trimestriels sous prétexte d'un arrêt maladie.

Vous pouvez:
Contester la décision de l'employeur en s'appuyant sur l'arrêt de la Cour de cassation.
Saisir les prud'hommes si l'employeur refuse d'appliquer cette règle.

Je me tiens à votre disposition pour vous conseiller et vous assister
Merci d'indiquer votre question comme résolue en cliquant sur le BOUTON VERT
il y a 1 an
Alex
Même si le report a lieu en dehors du trimestre ?
il y a 1 an
BELIGHA
Bonjour,

Votre question est très pertinente et touche à un point important du droit du travail, suite à l'évolution de la jurisprudence.

Le principe général posé par la Cour de Cassation
La Cour de cassation, s'alignant sur le droit européen (Cour de Justice de l'Union Européenne), a effectivement posé un principe clair :

Un salarié en arrêt maladie pendant une période de congés payés a le droit de reporter ses congés non pris. Ce principe s'applique que l'arrêt maladie survienne avant le début des congés ou pendant ceux-ci.

L'objectif est de garantir au salarié le droit effectif au repos et à la détente, qui ne peut être rempli s'il est malade.

L'arrêt que vous citez (Cour de cassation, chambre sociale, 21 mars 2018, n°16-25.427) confirme ce principe pour les congés payés légaux.

Application aux congés trimestriels de la CCN 1966
La Convention Collective Nationale de Travail des Établissements et Services pour Personnes Inadaptées et Handicapées du 15 mars 1966 (CCN 66) prévoit des jours de congés supplémentaires, notamment les congés trimestriels.

La jurisprudence de la Cour de cassation a étendu le principe du report aux congés supplémentaires d'origine conventionnelle, dès lors qu'ils ont la même finalité que les congés payés légaux, c'est-à-dire l'octroi d'une période de repos.

Oui, il est très probable que ce principe s'applique à vos congés trimestriels. Les congés trimestriels de la CCN 66 sont des jours de repos supplémentaires accordés en raison des sujétions spécifiques du secteur, et ils ont bien pour finalité le repos du salarié. Par conséquent, si vous avez été en arrêt maladie pendant cette période, vous devriez avoir le droit de les reporter.

Le report en dehors du trimestre
La Cour de cassation a également précisé que le report des congés doit avoir lieu même si la période de prise des congés est dépassée. L'employeur ne peut pas vous opposer que le trimestre est terminé pour refuser le report.

Oui, le report doit être possible même en dehors du trimestre initialement prévu. L'employeur doit vous permettre de prendre ces jours à une autre période, une fois que vous êtes de retour au travail et apte à reprendre.

En résumé pour votre situation :
Le refus de votre employeur de reporter vos congés trimestriels en raison de votre arrêt maladie est contraire à la jurisprudence constante de la Cour de cassation. Vous avez le droit de reporter ces jours, même si cela implique de les prendre en dehors du trimestre initial.

Que pouvez-vous faire pour faire valoir votre droit ?
Envoyez un courrier recommandé avec accusé de réception (LRAR) à votre employeur :

Rappelez les faits : dates de congés trimestriels accordés, dates de votre arrêt maladie survenu pendant cette période.

Citez l'arrêt de la Cour de cassation du 21 mars 2018 (n°16-25.427) et le principe selon lequel un arrêt maladie suspend le droit à congés et permet leur report.

Demandez formellement le report de vos jours de congés trimestriels non pris en raison de l'arrêt maladie, en proposant des dates ou en demandant à ce que l'employeur vous propose des dates.

Contactez les représentants du personnel : Si votre établissement dispose de délégués syndicaux ou de membres du Comité Social et Économique (CSE), informez-les de votre situation. Ils pourront intervenir auprès de la direction pour faire valoir vos droits.

Saisissez l'Inspection du Travail (DDETS) : Si votre employeur maintient son refus, vous pouvez contacter l'Inspection du Travail de votre département. Expliquez-leur la situation et fournissez-leur une copie de votre courrier et du refus de l'employeur. L'Inspection du Travail a un rôle de conseil et de contrôle et pourra rappeler à votre employeur ses obligations.

Consultez un avocat spécialisé en droit du travail : Si aucune de ces démarches n'aboutit, un avocat pourra vous conseiller sur l'opportunité de saisir le Conseil de Prud'hommes pour obtenir le report de ces jours ou, à défaut, une indemnisation.

Commencez par la démarche amiable et formelle par LRAR, en vous appuyant sur la jurisprudence. Votre droit est bien établi.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 1 an
Maitre Abraham ASSESSO
Maître Abraham ASSESSO
Avocat au barreau de Hauts-de-seine - Nanterre
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2 publications
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Bonjour,

Oui, le report des congés trimestriels en cas d'arrêt maladie est possible même si la période de report se situe en dehors du trimestre initial. L'arrêt de la Cour de cassation du 21 mars 2018 considère que les congés trimestriels sont assimilés à du travail effectif et ne peuvent être perdus du fait d'un arrêt maladie.

L'employeur doit donc permettre au salarié de bénéficier de ces jours de congé à une date ultérieure, même en dehors du trimestre concerné.

Toutefois, la mise en œuvre pratique peut varier selon les usages internes ou accords collectifs spécifiques. En cas de refus de l'employeur, il est conseillé de faire valoir ce droit en saisissant le conseil de prud'hommes.

Merci de valider ma réponse.
il y a 1 an
Alex
il existe aussi un rendu de la cour de cassation du 13 septembre 2023 qui semble confirmer ce que vous dites. Est ce bien le cas?
il y a 1 an
BELIGHA
Oui, vous avez tout à fait raison ! Les arrêts de la Cour de cassation du 13 septembre 2023 (notamment les pourvois n° 22-17.340, 22-17.341 et 22-17.342, 22-17.638 constituent un bouleversement majeur qui vient renforcer et préciser les principes que nous avons évoqués.

Ces arrêts confirment et vont même au-delà de la jurisprudence antérieure en matière de congés payés et d'arrêt maladie.

Ce que confirment les arrêts du 13 septembre 2023 :
Acquisition de congés payés pendant l'arrêt maladie (même non professionnelle) : C'est la principale nouveauté de ces arrêts. Avant, le Code du travail ne permettait pas toujours l'acquisition de jours de congés payés pendant un arrêt maladie (surtout non professionnelle). La Cour de cassation a jugé que cette disposition était contraire au droit de l'Union Européenne et a donc affirmé que tout salarié, même en arrêt maladie pour cause non professionnelle, continue d'acquérir des droits à congés payés pendant toute la durée de son arrêt.

Droit au report des congés acquis (et non pris) : Ces arrêts confirment implicitement et renforcent le droit au report des congés payés (qu'ils soient légaux ou conventionnels) lorsque le salarié n'a pas pu les prendre en raison d'un arrêt maladie. Le fait d'être en arrêt maladie suspend bien la prise des congés.

Absence de limitation dans le temps pour le report : La Cour de cassation a également précisé que le délai de prescription du droit à congés payés ne commence à courir que lorsque l'employeur a mis son salarié en mesure d'exercer ce droit en temps utile. Cela signifie que si vous n'avez pas pu prendre vos congés à cause de la maladie et que l'employeur n'a pas organisé leur report, votre droit ne se "perd" pas et n'est pas soumis à un délai strict de report (comme la fin du trimestre).

En conclusion pour votre situation :
Les arrêts du 13 septembre 2023 renforcent considérablement votre position. Non seulement ils confirment le principe de report des congés non pris en raison d'un arrêt maladie, mais ils affirment en plus que vous auriez dû acquérir des droits à congés pendant votre arrêt maladie si celui-ci a eu lieu durant une période d'acquisition.

Le refus de votre employeur de reporter vos congés trimestriels (qui sont des congés conventionnels ayant la même finalité de repos que les congés payés légaux) est donc clairement illégal au regard de cette jurisprudence récente et constante. Le fait que le report ait lieu en dehors du trimestre n'est absolument pas un motif valable de refus.

Ces arrêts obligent les employeurs à revoir leurs pratiques en matière de gestion des congés en cas d'arrêt maladie.

Votre action par courrier recommandé avec accusé de réception, en citant ces arrêts de la Cour de cassation (en plus de celui de 2018, est la démarche la plus appropriée pour faire valoir vos droits. Si l'employeur persiste dans son refus, les voies de recours que nous avons évoquées (représentants du personnel, Inspection du Travail, avocat pour saisine du Conseil de Prud'hommes) seront d'autant plus pertinentes.

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il y a 1 an
Alex
Malgré cela, mon employeur répond ceci :

Bonjour,

Aucun texte légal ne prévoit que les arrêts pour maladie ou accident non professionnel permettent d'acquérir des congés conventionnels (congés d'ancienneté, nombre de jours de congés supérieur à celui prévu par la loi...).
L'application de l'assimilation légale des périodes de maladie ou accident d'origine non professionnelle à du temps de travail effectif est limitée au congé légal de 2 jours ouvrables par mois d'absence dans la limite de 24 jours ouvrables par an.
Seule une disposition conventionnelle spécifique pourrait étendre cette assimilation aux congés conventionnels.

Remarque : la Cour de cassation, dans l'arrêt du 13 septembre 2023, en écartant les dispositions légales contraires au droit de l'UE en vigueur au moment du litige avait étendu le bénéfice de l'assimilation de la maladie à du temps de travail effectif à la 5e semaine et aux congés conventionnels.
Mais la jurisprudence tirée de cet arrêt n'est plus applicable depuis la parution de la loi du 22 avril 2024;
il y a 1 an
Alex
Il me confirme oralement que c'est une réponse d'un inspecteur du travail. Il bluffe ?
il y a 1 an
BELIGHA
Votre employeur (ou son représentant) vous a donné une réponse qui était partiellement vraie avant un changement législatif récent, mais qui est désormais obsolète et donc fausse sur un point majeur suite à la loi du 22 avril 2024. Il n'est pas forcément en train de bluffer intentionnellement, il est possible qu'il se base sur une information qui n'est plus à jour.

Ce qui était vrai (avant la loi du 22 avril 2024)

Avant la loi du 22 avril 2024, et suite à l'arrêt de la Cour de cassation du 13 septembre 2023, la situation était en effet complexe :

Légalement (Code du travail) : Les arrêts maladie non professionnels n'assimilaient le temps d'absence à du temps de travail effectif que pour l'acquisition des 24 premiers jours ouvrables de congés payés par an (soit 4 semaines sur les 5 semaines de congés légaux). La 5ème semaine et les congés conventionnels n'étaient pas concernés, sauf si un accord collectif le prévoyait.

Jurisprudence européenne et Cour de cassation (13 septembre 2023) : La Cour de cassation avait jugé que le droit français était contraire au droit de l'Union Européenne. Elle avait donc étendu l'assimilation du temps d'arrêt maladie non professionnel à du temps de travail effectif pour l'acquisition de la totalité des 5 semaines de congés payés légaux et, potentiellement, des congés conventionnels, même sans texte conventionnel.

Ce qui est vrai AUJOURD'HUI (depuis la loi du 22 avril 2024)

La loi du 22 avril 2024 est venue modifier le Code du travail pour le mettre en conformité avec le droit européen et la jurisprudence de la Cour de cassation.

Désormais :

Acquisition des congés payés légaux : Les périodes d'arrêt de travail pour cause de maladie ou d'accident d'origine non professionnelle sont désormais intégralement assimilées à du temps de travail effectif pour l'acquisition de congés payés, dans la limite de 4 semaines par an (soit 24 jours ouvrables).

Conséquence : Les arrêts maladie non professionnels permettent bien d'acquérir des congés, mais la loi limite cette acquisition à 24 jours ouvrables (4 semaines).

Acquisition des congés conventionnels : La loi du 22 avril 2024 n'a pas modifié explicitement la règle pour les congés conventionnels (congés d'ancienneté, jours de congés supplémentaires au-delà des 5 semaines légales).

Le principe reste donc qu'il faut une disposition conventionnelle spécifique pour que les arrêts maladie non professionnels permettent d'acquérir ces jours de congés supplémentaires. Si votre convention collective ou accord d'entreprise ne le prévoit pas, ils ne sont pas acquis.

L'inspecteur du travail : une information potentiellement obsolète ou mal interprétée

Si la réponse de "l'inspecteur du travail" a été donnée avant la loi du 22 avril 2024, elle était juste concernant les congés conventionnels non acquis et l'assimilation limitée aux 24 jours légaux selon le Code du travail d'avant la réforme.
Cependant, la jurisprudence de septembre 2023 avait temporairement étendu cette acquisition pour la 5ème semaine et les congés conventionnels avant d'être "remise en ordre" par la loi de 2024.

Aujourd'hui, la loi du 22 avril 2024 confirme bien que les congés conventionnels ne sont pas automatiquement acquis pendant un arrêt maladie non professionnel, sauf si un accord d'entreprise ou une convention collective le prévoit. C'est donc vrai pour les congés conventionnels.

En revanche, l'affirmation selon laquelle l'assimilation est "limitée au congé légal de 2 jours ouvrables par mois d'absence dans la limite de 24 jours ouvrables par an" est la nouvelle norme légale pour les congés légaux, ce qui est moins favorable que ce que la Cour de cassation avait un temps imposé (les 5 semaines).

En conclusion :

Votre interlocuteur ne "bluffe" pas forcément. Il se base probablement sur l'état du droit après la loi du 22 avril 2024, qui a effectivement limité l'acquisition des congés payés légaux à 4 semaines par an pour les arrêts maladie non professionnels, et n'a pas étendu l'acquisition aux congés conventionnels en l'absence de clause spécifique.

La situation juridique a été très mouvante ces derniers mois, ce qui peut créer de la confusion.

Je vous remercie d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 1 an
Alex
Je ne trouve pas le bouton vert!
il y a 1 an
Fan
Bonjour
Dans notre entreprise et sous la même convention, depuis quelques mois il est appliqué la perte d'un CT dés lors qu'un salarié est en arrêt maladie un jour dans le mois et jusqu'à 15 jours d'arrêt, la perte de 2 CT dés lors qu'un salarié est absent plus de 15 jours. Considérant que les Ct ne sont acquis quen cas de présence effective dans la structure. Pensez vous que cette nouvelle disposition est légale ?
il y a 10 mois
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