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“droits chômage après rupture de période d’essai en cdi
Sujet (Cloturé) initié par Sandrail y a 6 mois - 8355 vues
Bonjour, Je vous explique ma situation afin d'avoir un avis juridique sur mes droits au chômage. J'ai quitté mon précédent emploi via une rupture conventionnelle, ce qui m'a ouvert des droits à l'allocation chômage auprès de France Travail. Il me reste environ 6 mois d'indemnisation. J'ai repris récemment un emploi en CDI (depuis quelques jours), actuellement en période d'essai. Ce poste ne me convient pas (notamment en raison de la forte dimension commerciale et des appels téléphoniques). Je m'interroge donc sur ma situation si je décide de mettre fin à cette période d'essai. 👉 Première question : est-ce que je peux bien récupérer mes droits chômage restants dans ce cas, étant donné que mes droits étaient déjà ouverts avant cette reprise d'emploi ? 👉 Deuxième question : est-il vrai que le fait de rester plus longtemps dans ce nouvel emploi (par exemple plusieurs semaines ou mois) avant d'y mettre fin peut réduire les chances que France Travail accepte de me verser à nouveau mes droits ? Ou bien la durée du nouvel emploi n'a-t-elle pas d'impact sur la reprise des droits dans ce type de situation ? Je vous remercie par avance pour vos éclairages.
Je vous explique ma situation afin d’avoir un avis juridique sur mes droits au chômage. j’ai quitté mon précédent emploi via une rupture conventionnelle, ce qui m’a
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Vous pouvez en principe retrouver vos 6 mois de droits restants, car ils ont été ouverts à la suite d'une rupture conventionnelle (situation de chômage involontaire) et ne sont pas perdus du seul fait de la reprise d'un CDI, à condition que vos droits ne soient pas « périmés » (ils restent en général utilisables pendant la durée d'indemnisation prévue + 3 ans)
En revanche, pour que France Travail relance le paiement, il faut que la fin de votre dernier emploi soit elle aussi considérée comme une perte d'emploi « involontaire »
Si c'est vous qui rompez la période d'essai (départ volontaire), France Travail peut refuser de reprendre le versement, sauf si la durée travaillée dans ce nouvel emploi reste très courte (en dessous de certains seuils de jours/ heures, le départ volontaire n'est pas opposé et le reliquat reste payable
Plus vous restez longtemps dans ce poste avant de le quitter de votre propre initiative, plus il est probable que France Travail considère que vous êtes à nouveau au chômage « volontaire » et bloque la reprise de vos droits ; à l'inverse, si c'est l'employeur qui met fin à l'essai, vous serez en chômage involontaire et la reprise de vos droits restant est normalement possible.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert : question résolue Xavier DAUSSE
Bien à vous Merci ce cliquer sur le bouton vert: question résolue Xavier DAUSSE
il y a 6 mois
Sandra
Bonjour Maître, Merci pour votre réponse. J'aurais besoin d'une précision complémentaire : vous évoquez des seuils de durée de travail en dessous desquels une rupture volontaire de période d'essai ne bloque pas la reprise des droits. Pouvez-vous m'indiquer plus concrètement quels sont ces seuils (en nombre de jours ou d'heures) généralement retenus par France Travail ? Par ailleurs, existe-t-il une durée maximale à ne pas dépasser après une reprise d'emploi pour éviter que la rupture soit considérée comme un chômage volontaire ? Merci par avance pour votre éclairage, Bien à vous
Le seuil déterminant retenu par France Travail est de 88 jours travaillés, soit environ 4 mois, ou 610 heures.
Si la rupture de la période d'essai intervient avant ce seuil, elle ne bloque pas la reprise des droits et n'est pas assimilée à une démission.
En revanche, au-delà de 88 jours, la rupture est en principe considérée comme une démission, ce qui entraîne un blocage de l'indemnisation, sauf situations particulières.
Il existe toutefois des exceptions pour les contrats très courts (moins de 6 jours) ou de très faible durée (moins de 17 heures par semaine), pour lesquels les droits peuvent être maintenus.
En pratique, il convient donc de retenir qu'une durée d'environ 4 mois constitue la limite à ne pas dépasser pour éviter qu'une rupture volontaire soit qualifiée de chômage volontaire.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert ; question résolue Xavier DAUSSE
Bonjour Maître, Même cas juste une petite particularité, j'ai enchaîné deux contrats (CDI rupture conv + nouveau CDI là) avec une interruption de seulement un jour (fin de contrat le 7 avril et reprise le 9 avril). De ce fait, je ne me suis pas inscrit à France Travail entre ces deux emplois. Dans ce contexte précis, si je décide de démissionner durant ma période d'essai actuelle, mon droit au versement de mes ARE aura t-il lieu ?
Merci Maître
il y a 5 mois
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