Besoin de vous svp !
J'aurais besoin de vos éclairages sur la situation suivante.
1. Les faits
Ancienneté 11 mois : depuis 1 septembre 2025
Entretien annuel 16 juin 2026 : revalorisation salariale de 5 % et bonus de 3,675 K€, tous deux à effet septembre 2026. Appréciation globalement satisfaisante, l'employeur indiquant compter sur moi dans l'effectif. J'ai accepté ces conditions.
Heures supplémentaires : effectuées et non rémunérées à ce jour, alors que des collègues ont été payés pour les leurs. J'ai demandé à faire valoir mes droits sur ce point.
Immédiatement après cette demande : proposition de rupture conventionnelle, adressée par email aux alentours de 21 heures.
Entretien du 30/07/2026 : j'ai confirmé par écrit mon refus de la rupture conventionnelle et ma volonté de rester à mon poste.
Contexte invoqué dans ma réponse : intérêt intact pour le poste et les missions, en particulier à l'approche de l'entrée en vigueur de la facturation électronique en septembre 2026 ; mémoire DEC en cours de rédaction, dont le sujet a été validé par l'examinateur sous condition d'un cas d'usage réel adossé aux données d'un client de mon portefeuille — sa réalisation dépend donc de mon maintien au cabinet, et une partie du mémoire traite précisément de la facturation électronique et du e-reporting ; enfin, j'ai décliné plusieurs approches de recruteurs pour rester.
Demande formulée à l'employeur : qu'aucune mesure défavorable (conditions de travail, missions, responsabilités, évolution) ni pression directe ou indirecte ne fasse suite à mon refus.
2. Ce qui s'est passé depuis
Je ne vais pas vous cacher ce que je ressens, parce que cela fait partie des faits. Je me sens exploité. Je me suis investi à plus de 100 % dans ce cabinet, au point que mon propre N+1 m'a dit, en entretien, que j'avais « largement dépassé ses attentes » en termes de compétences. Et j'apprends aujourd'hui, par des collègues, que la direction aurait déclaré vouloir « se débarrasser » de moi — des propos tenus précisément après que j'ai employé les mots « faire valoir mes droits » et « égalité de traitement ».
Je pèse mes mots : j'ai été traité comme une merde, et je vous prie d'excuser le terme, mais aucun autre ne décrit ce que j'ai ressenti en apprenant cela. On m'annonce une revalorisation en me disant qu'on compte sur moi, puis on m'envoie un email à 21 heures un mois après pour me proposer une rupture conventionnelle, un soir où je travaillais sur mon mémoire. Entre les deux, une seule chose a changé : j'ai demandé à être payé pour mes heures.
Le préjudice est réel. Je n'ai aujourd'hui ni l'envie de croiser leurs visages, ni la capacité de reprendre les dossiers. J'ai pris rendez-vous avec un médecin, et j'envisage, sur avis médical, un arrêt de travail pour préserver ma santé. Je rappelle que je passe mon examen dans deux mois, après des mois de préparation, et que tout cela intervient au pire moment possible.
3. Mes questions
Comment qualifieriez-vous cet enchaînement (proposition de rupture conventionnelle consécutive à une revendication salariale, propos rapportés, inégalité de traitement sur les heures supplémentaires) ? Quels éléments de preuve devrais-je sécuriser dès maintenant, et sous quelle forme (constat, attestations de collègues, captures d'écran) ?
Matériel professionnel: je travaille sur un ordinateur mis à disposition par le cabinet, sur lequel se trouvent des documents personnels ainsi que l'ensemble des éléments liés à mon mémoire (dont le cas pratique adossé à un dossier client). L'employeur peut-il me couper l'accès à ce poste en période d'arrêt maladie? Quelle est la marche à suivre pour les éléments du mémoire, qui relèvent d'un dossier client et non de documents purement personnels ?
Convocation pendant l'arrêt : quelle est la procédure si l'employeur m'adresse une convocation (entretien préalable ou autre) alors que je suis en arrêt de travail ? Suis-je tenu de m'y rendre, et que se passe-t-il si mon état ou mes heures de sortie ne le permettent pas ?
Merci de vos réponses