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Impayés après avoir travaillé pour une société en liquidation judiciaire : quels
Sujet initié par houssemil y a 2 jours - 399 vues
Bonjour,
Je souhaiterais avoir l'avis d'avocats sur une situation liée à une entreprise aujourd'hui en liquidation judiciaire.
J'ai travaillé pour une entrpreprise basé à Toulouse et certaines sommes ne m'ont pas été réglées. Je dispose de documents et d'échanges professionnels pouvant étayer ma demande. J'ai reçu une convocation devant le Conseil de prud'hommes de Toulouse pour le 26 novembre 2026, mais je recherche actuellement un avocat pour reprendre mon dossier après un changement de conseil.
Mes questions sont les suivantes :
Quels éléments faut-il examiner pour faire reconnaître une éventuelle relation salariée en l'absence de contrat de travail écrit ?
Quelles démarches restent possibles lorsque l'entreprise est en liquidation judiciaire et que le mandataire indique que la créance ne pourra probablement pas être payée ?
Est-il possible d'être accompagné à l'audience par un défenseur syndical ou de bénéficier d'une aide juridictionnelle ?
Quels documents faudrait-il examiner en priorité avant l'audience ?
Je vous remercie pour vos avis et recommandations.
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Je comprends vos difficultés pour faire reconnaître votre qualité de salarié et obtenir le paiement des sommes qui pourraient vous être dues, notamment dans le contexte de la liquidation judiciaire de l'entreprise.
En principe, l'absence de contrat de travail écrit n'empêche pas de faire reconnaître l'existence d'une relation salariée.
Pour déterminer si un véritable contrat de travail existait, les juges recherchent principalement l'existence d'un lien de subordination juridique.
Celui-ci se caractérise par l'exécution d'un travail sous l'autorité d'un employeur disposant du pouvoir de donner des directives, d'en contrôler l'exécution et de sanctionner les éventuels manquements.
Les juges peuvent notamment examiner les horaires imposés, les consignes reçues, le contrôle du travail, l'intégration dans l'équipe, les outils fournis par l'entreprise, les échanges de courriels, les bulletins de paie et les justificatifs de rémunération.
Même si l'inspection du travail a autorisé un licenciement ou si un mandataire judiciaire vous a adressé une lettre de rupture, le conseil de prud'hommes peut, dans les limites de sa compétence et sous réserve de la portée des décisions administratives, être amené à examiner l'existence d'une véritable relation de travail salariée.
En cas de liquidation judiciaire, les créances salariales doivent normalement être inscrites sur un relevé établi par le mandataire judiciaire, puis transmises à l'Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS).
L'AGS peut garantir le paiement des salaires et indemnités dans les conditions et limites prévues par la loi.
Si votre créance a été omise, contestée ou refusée, une action devant le conseil de prud'hommes peut être envisagée.
Attention toutefois : les délais et les modalités de contestation varient selon la nature du litige, notamment lorsqu'il s'agit d'une omission sur un relevé de créances salariales ou d'un refus de garantie de l'AGS.
Il convient donc de vérifier précisément la procédure applicable afin de ne pas laisser expirer un délai de recours.
2/ Les solutions
Je vous conseille de réunir l'ensemble des documents permettant de démontrer que vous travailliez effectivement sous l'autorité de l'entreprise.
Il peut notamment s'agir :
Des courriels, messages et consignes reçus de la direction.
Des plannings, horaires, feuilles de présence ou relevés de temps de travail.
Des documents établissant votre intégration dans l'organisation de l'entreprise.
Des virements, bulletins de paie, factures ou notes d'honoraires éventuels.
Des courriers de l'inspection du travail, du mandataire judiciaire et de l'AGS.
Des relevés de créances salariales permettant de vérifier les sommes déclarées ou omises.
Sur cette base, vous pourrez demander au mandataire judiciaire de préciser si vos créances ont été inscrites au relevé et si elles ont été transmises à l'AGS.
Si votre qualité de salarié est contestée ou si les sommes réclamées ne sont pas prises en compte, vous pourrez envisager une saisine du conseil de prud'hommes afin de faire reconnaître, le cas échéant, l'existence d'un contrat de travail et de faire fixer vos créances salariales.
Vous pouvez être assisté ou représenté par un avocat ou un défenseur syndical. Le représentant des salariés peut également intervenir dans le cadre de la procédure collective, selon ses attributions légales.
Si vos ressources sont modestes, vous pouvez demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
En résumé, l'absence de contrat écrit ne vous prive pas de la possibilité de faire reconnaître votre qualité de salarié. L'essentiel sera de démontrer l'existence d'un lien de subordination et de vérifier rapidement le traitement de vos créances dans la liquidation judiciaire, compte tenu des délais procéduraux applicables.
J'espère avoir répondu à votre question.
Si tel est le cas, je vous remercie de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
Bien cordialement,
Maître Xavier DAUSSE
il y a 2 jours
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