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Sujet (Cloturé) initié par Jeannyil y a 7 mois - 943 vues
Bonjour,
Bonjour Maître, en CDI depuis le 20/10/25 en tant que technicien de maintenance industrielle au sein d'une grande entreprise agroalimentaire, j'ai renouvelé ma période d'essai le 20/12 pour deux mois (donc jusqu'au 20/02/26). J'ai annoncé a mon employeur mi janvier que ma conjointe attendait un enfant pour Mars 2026 et donc annoncé que cela conduirait au congé paternité légal. Le 04/02 j'ai été convoqué dans le bureau des RH où ils m'ont annoncé mettre fin à ma période d'essai et que mon dernier jour de travail serait le 18/02 au soir et m'ont dit oralement que c'était du à un comportement sois disant non chalant. Premièrement le délai de prévenance d'un mois n'a pas été respecté, la précipitation de l'annonce me pousse a penser que ma situation familiale est la réelle preuve de la rupture de période d'essai. Mon employeur m'ayant demandé la veille de l'entretien le calendrier de grossesse de ma conjointe que je lui ai joint par mail. Aucun entretien, aucune mise en garde, aucune période d'intégration initialement prévue n'a été dirigé avant cette annonce, et a aucun moment mes compétences professionnelles n'ont été citées. J'aimerais faire une procédure aux prud'hommes. Cordialement
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Pendant la période d'essai, l'employeur peut rompre le contrat sans motif ni procédure particulière, mais il doit respecter le délai de prévenance légal (au bout de plus de 1 mois de présence, 2 semaines, puis 1 mois après 3 mois de présence) et ne pas se fonder sur un motif discriminatoire (situation familiale, projet de congé paternité, grossesse de la conjointe, etc.) ou étranger à votre personne (objet de la période d'essai : vos compétences professionnelles)
Le non-respect du délai de prévenance ouvre seulement droit à des dommages‑intérêts, sans transformer la rupture en licenciement, mais si vous apportez des éléments laissant sérieusement penser que la rupture est liée à votre future paternité (calendrier de grossesse demandé la veille, absence totale de reproches antérieurs, rupture très rapprochée de cette annonce), le juge pourra considérer qu'il y a discrimination et condamner l'employeur à vous indemniser, voire annuler la rupture
Vous pouvez donc saisir le conseil de prud'hommes pour demander : des dommages‑intérêts pour non‑respect du délai de prévenance, et, si vous réunissez des preuves (mails, dates, éventuels témoignages), des dommages‑intérêts supplémentaires pour rupture discriminatoire et abusive de votre période d'essai.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert: question résolue
La rupture est abusive car le délai de prévenance légal d'un mois n'est pas respecté, transformant la période d'essai en CDI définitif avec droit aux indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse.
La proximité entre l'envoi du calendrier de grossesse et l'annonce de rupture laisse présumer un caractère discriminatoire lié à votre situation familiale, ce qui peut entraîner la nullité de la rupture devant le Conseil de prud'hommes.
Vous êtes en droit de réclamer des dommages-intérêts pour rupture abusive et le paiement du reliquat de préavis non effectué.