Merci pour votre réponse rapide.
Pour l'arrêt maladie, c'est déjà refusé. C'était pour le contexte, en plus du redressement judiciaire et des impayés ou retards (ex : au 21/08/2026, on n'a pas le mois de juillet de versé)
Le mois prochain, l'entreprise repasse devant le tribunal pour la levée ou non du redressement.
Nous souhaiterions savoir comment partir sans démissionner et réduire autant que possible les préavis de départ (vue que l'entreprise a de plus en plus de difficultées à nos payer).
Merci par avance pour votre prise en compte.
Bien à vous.
Bonjour,
En redressement judiciaire, les salaires restent dus par l'employeur. Si l'entreprise n'a plus suffisamment de trésorerie, l'AGS peut avancer certaines sommes, dans les limites prévues par la loi.
C'est toutefois le mandataire judiciaire qui établit le relevé des créances salariales et sollicite l'AGS : les salariés ne demandent donc pas directement leur paiement à l'AGS.
Il est conseillé d'écrire rapidement à l'employeur et au mandataire judiciaire pour réclamer les salaires impayés et vérifier que toutes les sommes dues figurent bien sur ce relevé.
En cas d'erreur ou d'oubli, le conseil de prud'hommes peut être saisi. L'inspection du travail peut également être informée de pratiques anormales, notamment de la proposition de se mettre en arrêt maladie sans justification médicale, mais elle ne peut pas elle-même obtenir le paiement des salaires.
Pour quitter l'entreprise sans démissionner, plusieurs possibilités existent. La résiliation judiciaire permet de demander aux prud'hommes la rupture du contrat en raison des manquements graves de l'employeur, notamment des impayés répétés. Vous restez toutefois salarié pendant la procédure.
La prise d'acte permet, au contraire, de quitter immédiatement l'entreprise en raison de ces manquements, mais elle est plus risquée : si le juge considère les faits suffisamment graves, la rupture produit les effets d'un licenciement injustifié, avec les indemnités correspondantes et les droits au chômage ; dans le cas contraire, elle peut produire les effets d'une démission.
La rupture conventionnelle est également envisageable, mais elle nécessite l'accord de l'employeur et peut être difficile dans une entreprise qui manque de trésorerie.
Enfin, si le tribunal décide prochainement de licenciements économiques ou d'une liquidation, vous pourrez être licencié dans le cadre de la procédure, avec une éventuelle intervention de l'AGS pour les sommes garanties.
Dans votre situation, ne démissionnez pas précipitamment. Commencez par réclamer officiellement les salaires impayés et contactez le mandataire judiciaire.
Avant toute prise d'acte, consultez rapidement un avocat, un défenseur syndical ou un syndicat afin de vérifier que les impayés sont suffisamment graves et documentés pour sécuriser au maximum votre départ et préserver vos indemnités et vos droits au chômage.
Votre bien dévoué,
Merci de cliquer sur le bouton vert: question résolue
Xavier DAUSSE
Votre bien dévoué,
Xavier DAUSSE
Merci de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
Cliquez ici pour ajouter un commentaire