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Reprise d’un reliquat are aprés démission:cumul avec un précédent emploi perdu i
Sujet initié par Sevpoupiil y a 22 heures - 1217 vues
Bonjour,
Je souhaiterais avoir votre avis sur l'application de l'article 26 du règlement d'assurance chômage à ma situation.
J'ai ouvert des droits ARE à la suite d'un premier emploi perdu involontairement en inaptitude en Décembre 2024. Ces droits n'ont jamais été épuisés et je dispose toujours du reliquat correspondant à cette première ouverture de droits.
J'ai ensuite repris un deuxième emploi. Celui-ci s'est terminé par un licenciement pour inaptitude, donc une perte involontaire d'emploi. À la suite de ce licenciement, France Travail a repris le versement de mon ancien reliquat ARE, sans nouvelle ouverture de droits.
J'ai ensuite repris un troisième emploi chez une autre entreprise, que j'ai finalement quitté volontairement. Sur ce dernier emploi seul, je n'ai pas effectué 88 jours / 610 heures.
France Travail semble toutefois vouloir additionner les périodes travaillées dans mon deuxième emploi, pourtant terminé involontairement par licenciement pour inaptitude, avec celles de mon troisième emploi afin d'atteindre le seuil des 88 jours ou 610 heures et de suspendre mon reliquat ARE.
Ma question précise est la suivante : pour l'application de l'article 26, les jours/heures d'un précédent emploi terminé involontairement par licenciement pour inaptitude doivent-ils être cumulés avec ceux d'un emploi ultérieur quitté volontairement, même si entre les deux France Travail a repris le versement du reliquat ARE provenant de la première ouverture de droits ?
Ou la reprise du reliquat après cette perte involontaire d'emploi modifie-t-elle la période à prendre en compte pour apprécier les 88 jours/610 heures ?
Je vous remercie également, si possible, de m'indiquer le texte ou paragraphe précis sur lequel repose votre réponse.
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Oui, en principe, France Travail peut cumuler les périodes travaillées lors des deuxième et troisième emplois, même si le deuxième s'est terminé par un licenciement pour inaptitude.
La simple reprise du reliquat ARE entre ces deux emplois ne constitue pas une nouvelle ouverture de droits et ne remet donc pas le compteur à zéro.
En revanche, le seuil applicable dépend de la date de fin du dernier contrat.
Fondement précis : article 26, § 2, du règlement général annexé à la convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024, qui vise les périodes travaillées « depuis sa précédente ouverture de droits ».
Conclusion : la position de France Travail paraît juridiquement fondée, sous réserve des exceptions prévues par ce même article, notamment pour les contrats de moins de 6 jours travaillés ou de moins de 17 heures par semaine.
Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question
À la lecture du texte actuellement applicable, la position de France Travail paraît malheureusement cohérente avec l'article 26.
Le point déterminant est la formulation du § 2 : le seuil de 88 jours travaillés ou 610 heures est apprécié « depuis sa précédente ouverture de droits ». Il n'est donc pas calculé uniquement sur votre troisième emploi.
Dans votre situation, vous indiquez qu'après votre deuxième emploi France Travail a simplement repris le versement de votre ancien reliquat, sans procéder à une nouvelle ouverture de droits. Cette reprise n'a donc pas remis le compteur à zéro : juridiquement, vous êtes resté sur la période d'indemnisation ouverte à la suite de votre premier emploi.
France Travail peut ainsi, en principe, additionner les périodes travaillées dans le deuxième et le troisième emploi dès lors qu'elles sont toutes postérieures à cette précédente ouverture de droits. L'Unédic distingue d'ailleurs expressément la simple reprise d'un reliquat d'un rechargement, lequel ouvre, lui, une nouvelle période d'indemnisation.
Le fait que votre deuxième emploi se soit terminé involontairement par un licenciement pour inaptitude vous a permis de reprendre votre indemnisation à ce moment-là, mais cela ne semble pas créer une nouvelle ouverture de droits ni empêcher que cette période de travail soit ensuite comptabilisée pour apprécier le seuil des 88 jours / 610 heures.
Il resterait donc à vérifier le calcul effectué par France Travail : si le cumul de vos deuxième et troisième emplois atteint effectivement 88 jours ou 610 heures, votre départ volontaire du troisième emploi peut faire obstacle à la poursuite immédiate du reliquat. Il existe néanmoins une exception notamment lorsque l'emploi quitté volontairement a duré moins de 6 jours travaillés ou représentait moins de 17 heures par semaine.
Je vous conseille donc de demander à France Travail le détail exact des périodes et du nombre de jours/heures retenus. C'est ce calcul, plus que le seul nombre de jours effectués dans votre dernier emploi, qu'il faut contrôler.
J'espère avoir répondu à votre question.
Si tel est le cas, je vous remercie de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
Bien à vous.
il y a 16 heures
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