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Prise d'acte de rupture aux torts de l'employeur ?
Sujet initié par Collinsil y a 4 ans - 1273 vues
Bonjour,
Notre employeur est lié à un accord de branche de la convention collective. Il s'agit d'un accord de branche étendu. L'employeur est soumis à cet accord qui n'a jamais été dénoncé et est donc toujours en vigueur. C'est incontestable. Il reconnaît d'ailleurs qu'il a appliqué cet accord de 2001 jusqu'en 2019. En 2019, de manière unilatérale, il décide d'arrêter de l'appliquer sans aucun motif, si ce n'est une convenance personnelle. Il n'y a jamais eu un quelconque accord d'entreprise de négocié, ni mis en place pour remplacer cet accord de branche. L'employeur a décidé de cesser d'appliquer l'accord ... La mauvaise foi de l'employeur est certaine : il sait pertinemment qu'il devrait respecter cet accord de branche. Malgré les protestations des salariés, il maintient néanmoins sa position. Il le fait sciemment en faisant le pari qu'au bout d'un moment, nous allons nous lasser et cesser nos réclamations et que , par lassitude donc, nous finirons par accepter son "passage en force". La question de l'application de l'accord de branche ne fait sérieusement aucun doute et l'employeur sera inévitablement condamné à respecter cet accord auquel il est soumis. Cet accord de branche nous octroie des jours de RTT, c'est à dire une vingtaine de journées de congés en plus chaque année. Ce n'est donc pas anodin. Qu'en est-il de l'attitude de l'employeur qui, en toute connaissance de cause et en toute mauvaise foi, persiste depuis 2 ans à vouloir passer en force ? Est-ce un motif justifié pour prendre acte de la rupture du contrat de travail aux torts de l'employeur, compte-tenu de la modification importante (perte de plus de 20 jours de congés) et aussi de la mauvaise foi de l'employeur dans cette affaire ?
Trop c’est trop, votre employeur a dépassé les bornes et vous avez décidez de partir de votre entreprise. seulement voilà, vous ne comptez pas quitter l&rsquo
Il existe en droit du travail une méthode simple pour rompre son contrat de travail lorsqu’on veut quitter l’entreprise tout en obtenant une indemnité de rupture
Une employée en cdi qui a adressée une lettre de prise d'acte a son employeur a t elle l'obligation de saisir la requalification par les prudhommes? (même
J’ai envoyé une prise d’acte à mon employeur car nous travaillons dans des conditions insupportables (souris, rats, pas de clim ni chauffage, pas de ligne de secours
Je viens de porter plainte pour harcèlement de la part de mon employeur : est-ce que le mieux maintenant serait de démissionner ou de prendre acte de la rupture ? si
En synthèse avez vous déjà adressé une réclamation amiable à votre employeur.
Si l'employeur ne veut rien savoir, cela pourrait justifier une prise d'acte.
A l'inverse, si ce n'est pas le cas, une prise d'acte immédiate semblerait prématurée.
Cordialement
il y a 4 ans
Collins
Après 1 an à vouloir lui faire entendre raison, certains d'entre nous ont assigné l'employeur aux Prud'hommes. A l'audience de conciliation, l'employeur n'a, une nouvelle fois, voulu aucune conciliation, ni même aucune discussion. Après tout, il en a la possibilité même si c'est de la mauvaise foi la plus évidente. Maintenant, 2 ans après, on en est toujours au même point dans l'attente d'un jugement prud'homal qui, assurément, condamnera l'employeur à devoir respecter l'accord de branche. Ceci dit, l'attitude de l'employeur a écoeuré certains d'entre nous qui n'ont désormais plus envie de continuer à travailler avec un tel employeur qui fait preuve d'une si grande mauvaise foi. Au-delà de la question technique de devoir respecter l'accord de branche (question relativement aisée dans le cas présent), c'est bien aussi la mauvaise foi et le comportement "déloyal" de l'employeur qui justifierait une prise d'acte aux torts de l'employeur. Une prise d'acte est-elle légitime ?
Merci beaucoup.
il y a 4 ans
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